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Immobilier

Les Y ne sont pas pressés de devenir propriétaires

27 avril 2016 | La rédaction | Commenter

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cles_maison_achat_immobilier_425Même si les prix de l’immobilier continuent d’augmenter au pays, les membres de la génération Y ne semblent guère pressés d’acheter leur première maison, indique un rapport de BMO publié hier.

Alors que 60 % des 19-35 ans affirment en avoir assez de payer un loyer, plus des deux tiers d’entre eux (70 %) préfèrent pourtant reporter l’achat d’une demeure jusqu’à ce qu’ils aient les moyens d’acquérir celle qu’ils souhaitent réellement.

Il faut dire que celle-ci leur revient aujourd’hui à plus de 350 000 $ à l’échelle nationale en moyenne, et jusqu’à 465 000 $ et 525 000 $ respectivement à Toronto et Vancouver.

Si la quasi-totalité (89 %) des post-boomers disent qu’il est avantageux de devenir propriétaire, les trois quarts (73 %) ajoutent ne ressentir aucune urgence à devenir propriétaire rapidement.

VU COMME UN PLACEMENT

De même, on apprend qu’une forte proportion (66 %) des 19-35 ans associent l’achat d’un bien immobilier à une décision de placement plutôt qu’à l’atteinte d’une étape importante dans leur vie. Dans ces conditions, il est logique que nombre d’entre eux craignent de découvrir que leur maison présente un défaut (78 %) ou de voir chuter sa valeur (66 %), souligne BMO.

« Nos jeunes clients connaissent bien leurs placements et se soucient de leur croissance. C’est également vrai en ce qui a trait à l’immobilier. Ils accordent davantage d’importance aux rendements liés à l’achat d’une maison qu’aux actifs incorporels, et ils analysent de façon réfléchie la façon dont ils peuvent tirer leur épingle du jeu dans le contexte immobilier actuel », commente Damon Knights, directeur général de la division Produits de financement à l’habitation de BMO.

D’AUTRES PRIORITÉS

Par ailleurs, un quart seulement (26 %) des Y indiquent qu’il est « très probable » qu’ils achètent une propriété au cours de la prochaine année. Les deux tiers d’entre eux (66 %) laissent entendre qu’ils pourraient avoir d’autres priorités.

Par exemple, 42 % des sondés (34 % au Québec) trouvent qu’il est plus important de voyager, de retourner aux études ou de créer une entreprise, tandis que 38 % (30 % au Québec) reconnaissent être hésitants à la perspective de se retrouver sans revenu disponible s’ils achètent une propriété. Enfin, 31 % disent ignorer où ils aimeraient s’établir, et le même pourcentage croit qu’il est plus important de rembourser ses dettes que de devenir propriétaire.

Enfin, bien qu’ils continuent de payer un loyer, les deux tiers (64 %) des jeunes acheteurs potentiels d’une première maison affirment également mettre de l’argent de côté en vue de se créer une mise de fonds.

Le sondage a été réalisé par Pollara du 14 au 17 mars auprès d’un échantillon de 2079 Canadiens âgés de 19 à 35 ans.

Un Québécois sur cinq veut acheter une maison

Quelque 18 % des Québécois prévoient acheter une propriété au cours des 12 prochains mois, révèle un sondage SOM mené entre le 7 et le 13 avril et publié hier par DuProprio. De ce nombre, 81 % ont l’intention de participer aux visites libres des propriétés qu’ils jugeront intéressantes.

« La visite libre est une étape incontournable du processus d’achat. Au-delà de l’aspect financier de la transaction, l’achat d’une nouvelle propriété représente quelque chose de très émotif. Après tout, il s’agit de l’endroit où les gens vont vivre, se reposer, élever leurs enfants, recevoir leurs proches. On peut acheter des vêtements ou des chaussures en ligne sans les avoir essayés, mais on n’achètera pas une propriété sans l’avoir d’abord visitée! », observe Martin Desfossés, coach immobilier chez DuProprio.

Selon les répondants, à qui on a demandé de classer les critères de recherche d’une maison par ordre d’importance, le prix et la ville (ou le quartier) arrivent presque à égalité en première et deuxième positions, tandis que le type de propriété (cottage, condo, etc.) et la proximité des services et commodités arrivent en troisième et quatrième places.

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