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Économie

L’état des finances mondiales inquiète le FMI

18 avril 2013 | Ronald McKenzie

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Le Fonds monétaire international (FMI) exhorte la Réserve fédérale américaine et les autres banques centrales de surveiller de près leur politique monétaire accommodante.

C’est que le FMI juge que la stabilité financière mondiale pourrait être menacée par les conséquences des mesures anticrise (rachat d’actifs, taux d’intérêts bas) que les États mettent en place, a indiqué José Vinals, directeur de la division marchés financiers du FMI.

« Leur utilisation sur une longue période peut causer des effets pervers, telles que des prises de risque excessives, une montée de l’endettement et la formation de bulles financières », a déclaré mercredi José Vinals lors d’une conférence de presse à Washington.

Il commentait alors la publication du plus récent semestriel Rapport sur la stabilité financière dans le monde.

Selon José Vinals, ces périls augmentent aux États-Unis, où certaines caisses de retraite et compagnies d’assurances prennent « davantage de risques » pour combler leurs besoins de financement, mais également dans les pays émergents qui se trouvent exposés à des flux de capitaux volatils.

« Nous sommes en territoire inconnu », a admis José Vinals.

Le FMI est également préoccupé par les signes de fragilité inquiétants que présentent les banques et les entreprises situées en périphérie de la zone euro et qui s’étend de Chypre à l’Italie en passant par l’Espagne.

« Nombreuses sont les banques de la périphérie de la zone euro qui continuent de se heurter à des coûts de financement élevés, à une détérioration de la qualité des actifs et à de maigres bénéfices », constate le FMI dans son rapport.

La crise à Chypre, renflouée par la communauté internationale au prix d’une amputation de son secteur financier, a aggravé la situation en augmentant encore les coûts de financement des banques de la périphérie et en impulsant un « mouvement de vente » des actions des banques dans l’ensemble de zone euro, selon le Fonds.

Le FMI s’inquiète également de l’état de santé de certaines entreprises non financières en raison de la dette qu’elles ont accumulée avant la crise, spécialement en Irlande et en Espagne, pays qui avaient tous deux connu un boom du crédit avant de flancher.

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