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L’exportation, clé de la croissance économique du Canada

12 juin 2014 | Yves Rivard | Commenter

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Le plus récent rapport Perspectives économiques publié par RBC a pour conclusion principale que « la demande extérieure pour les produits canadiens est essentielle à la croissance économique du pays cette année et l’an prochain », alors que l’institution financière prévoit une croissance du PIB réel de 2,4 % en 2014 et de 2,7 % en 2015. Analyse de la dynamique permettant ce pronostic.

Craig Wright, premier vice-président et économiste en chef, RBC, explique que « ces perspectives pour le Canada sont fondées sur l’hypothèse que la croissance de l’économie américaine sera généralisée et qu’il y aura une reprise de la demande mondiale des importations, peu vigoureuse depuis le début de 2012 ». Selon lui, cette hausse de la demande mondiale, combinée à un huard revu à la baisse, devrait générer une vigueur supplémentaire permettant aux  exportateurs d’occuper leur pleine fonction dans la chaîne de l’activité économique canadienne.

La hausse de la demande des exportations canadiennes devrait créer un contexte propice au plein emploi, dont les hausses salariales attendues devraient permettre une croissance des revenus plus rapide que celle du crédit hypothécaire et autres types de crédit aux particuliers, évitant ainsi une hausse du coefficient d’endettement. Selon RBC, « les coûts rattachés à cet endettement étant historiquement peu élevés, les taux de défaillance et les faillites personnelles n’augmenteront pas ».

Pronostics

– La hausse des exportations anticipée est basée sur les plus récentes données de la Banque du Canada, qui révèlent qu’un nombre croissant d’entreprises ont vu leurs ventes augmenter au cours de la dernière année et « que la majorité des entreprises escomptent une progression supérieure des ventes au cours de la prochaine année ».

– La météo devrait jouer un rôle important dans le retour aux bonnes affaires, à la suite d’un ralentissement observé découlant des mauvaises conditions du premier trimestre. Cette progression devrait contribuer à prévenir une baisse de l’inflation de base et se révéler suffisante pour amener la Banque du Canada à effectuer un resserrement de sa politique avant la fin de l’année.

– Le taux directeur devrait se chiffrer à 1,0 % tout au long du reste de l’année.

– Les conditions du marché du travail se resserreront et la progression des salaires s’accélérera, ce qui favorisera un accroissement de l’inflation.

– Le taux d’inflation globale et le taux d’inflation de base se rapprocheront de la cible de 2,0 % au deuxième semestre de 2015.

– RBC prévoit que l’Alberta enregistrera une croissance beaucoup plus forte que celle des autres provinces.

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