A A A
Immobilier

L’immobilier surévalué à Montréal et à Québec

8 décembre 2015 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

cle_immobilier_achat_maison_propriete_425Les marchés immobiliers de Montréal et de Québec « présentent actuellement des signes élevés de surévaluation », met en garde la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Les facteurs économiques et démographiques « ne soutiennent pas entièrement les prix observés », souligne Kevin Hughes, son économiste principal pour le Québec, dans une analyse publiée jeudi.

Même si les perspectives du secteur canadien de l’habitation pour 2016 et 2017 sont plutôt orientées vers la stabilité, « certains risques à l’échelle nationale et mondiale » demeurent, estiment des experts de la Société.

« NIVEAU D’ENDETTEMENT ÉLEVÉ »

Ils s’inquiètent notamment du niveau d’endettement « élevé » des ménages, qui continuera d’être « un facteur de vulnérabilité important ».

Toutefois, la SCHL prévoit que « l’accélération graduelle de la croissance de l’économie québécoise stimulera quelque peu la demande de logements » au cours des deux prochaines années.

« Pendant que le marché de la revente se resserrera légèrement, le vieillissement de la population donnera un élan à la construction résidentielle, surtout dans le segment des logements collectifs », précise Kevin Hughes.

HAUSSE DES VENTES À MONTRÉAL

Dans la grande région métropolitaine, la SCHL anticipe un accroissement des ventes résidentielles de 4 % l’an prochain et de 2 % en 2017.

« D’ici à 2017, les conditions du marché se resserreront quelque peu, mais celui des copropriétés sera une fois de plus favorable aux acheteurs, alors que la hausse du prix Centris moyen continuera d’osciller autour de 2 % par an », explique David L’Heureux, chef analyste, Analyse de marché à la Société.

« Le stock de copropriétés neuves inoccupées demeure élevé, si bien que les mises en chantier diminueront quelque peu pour se situer à environ 7000 par année en 2016 et 2017, un niveau plus soutenable », ajoute-t-il.

LE LOCATIF PLUS POPULAIRE, MAIS…

Toujours sur le marché du neuf, plusieurs constructeurs devraient se tourner vers les logements locatifs en 2016 et 2017 à cause de l’essoufflement du segment des condos, tandis que les mises en chantier de résidences pour personnes âgées continueront d’être soutenues durant cette période.

Le taux d’inoccupation sur le marché locatif devrait toutefois continuer d’augmenter d’ici 2017 pour atteindre 4,4 %, au-dessus du seuil d’équilibre de 3 %.

Du côté du marché de la revente sur l’île de Montréal et en banlieue, ce sont « les acheteurs expérimentés avec les budgets les plus élevés » qui ont stimulé l’activité en ce qui concerne les maisons unifamiliales et les copropriétés, selon Tania Bourassa-Ochoa, analyste de marché à la SCHL.

La rédaction vous recommande :

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques