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L’indice des prix à la consommation s’est haussé en un an

28 janvier 2008 | Commenter

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Selon Statistique Canada, les prix à la consommation ont progressé de 2,4 % entre décembre 2006 et décembre 2007. Ce résultat représente un modeste ralentissement par rapport à la variation sur 12 mois de 2,5 % entre novembre 2006 et 2007. Ce gain a été principalement alimenté par la hausse du prix de l’essence et les coûts plus élevés d’intérêt hypothécaire. L’indice de référence de la Banque du Canada, servant à surveiller la cible de maîtrise de l’inflation, n’a crû que de 1,5 % en décembre, soit un sixième ralentissement mensuel consécutif de la progression de cet indice. C’est sa plus faible variation sur 12 mois depuis décembre 2005. Elle a été exercée par le coût de remplacement par le propriétaire (+4,4 %), même si la baisse du prix des véhicules automobiles (-4,1 %) a contrebalancé en bonne partie l’effet de cette hausse.

Le prix de l’essence a encore été le principal élément influençant la progression de 2,4 % de l’indice d’ensemble. Les prix à la pompe ont crû de 14,9 % entre décembre 2006 et 2007. Toutefois, cette hausse était plus modérée que la variation sur 12 mois de 17,6 % notée lors de la période précédente, ce qui a aidé à freiner la progression de l’indice général

Hormis le prix de l’essence, l’indice général n’a grimpé que de 1,7 % dans les 12 derniers mois, demeurant inchangé par rapport à novembre.

La montée du prix de l’essence a coïncidé avec une importante hausse du prix du pétrole brut à l’échelle internationale. Le prix de l’essence équivaut à 4,9 % de l’Indice des prix à la consommation (IPC) actuel. L’essence est un important facteur de croissance des prix à la consommation depuis septembre.

De plus, les consommateurs ont dû payer 27,1 % de plus pour le mazout entre décembre 2007 et décembre 2006. On n’avait pas connu une telle progression depuis octobre 2005. La hausse du prix du pétrole brut, le refroidissement de la température et le faible niveau des stocks semblent avoir influencé cette croissance.

La progression de 7,3 % du coût d’intérêt hypothécaire a aussi exercé une pression à la hausse significative sur l’indice d’ensemble au cours des 12 mois précédant décembre. Cette hausse dépasse légèrement la croissance de 7 % de novembre.

La baisse de 4,1 % du prix pour l’achat et la location à bail de véhicules automobiles a modéré la montée des prix à la consommation. Les baisses particulièrement prononcées depuis deux mois s’expliquent par le maintien des rabais sur les nouveaux modèles 2008. Ces derniers se sont avérés relativement moins chers que les modèles 2007 à la même période en 2006.

Sur une base annuelle, pour l’ensemble de 2007, les prix ont augmenté de 2,2 % en moyenne, comparativement à 2 % en 2006. L’augmentation observée en 2003 (+2,8 %) était la variation moyenne annuelle la plus importante depuis 1991.

L’essence ralentit la progression mensuelle de l’indice d’ensemble

Sur une base mensuelle, les prix à la consommation se sont accrus de 0,1 % entre novembre et décembre après avoir grimpé de 0,3 % durant la période précédente. Ce ralentissement est surtout dû à la décélération du prix de l’essence, qui n’a gagné que 1,7 % en décembre, soit un rythme beaucoup plus lent que la hausse de 4 % du mois précédent.

L’indice de référence a reculé de 0,3 % entre novembre et décembre après être demeuré inchangé entre octobre et novembre.
Après l’essence, le deuxième plus important facteur a été la hausse de 6,2 % du prix pour le transport aérien. Cette composante augmente habituellement en cette période de l’année, mais la hausse de décembre est la plus marquée depuis décembre 2003.

Le mazout et les combustibles ont progressé de 9,9 %, la plus importante hausse mensuelle enregistrée depuis septembre 2005, à l’époque de l’ouragan Katrina.

D’autre part, la hausse du coût d’intérêt hypothécaire se maintient à 0,8 % pour un quatrième mois consécutif.

Les répercussions de ces hausses ont été partiellement compensées par le repli de 4,7 % du prix des vêtements (femmes, 4,7 %; hommes, 3,2 %) ainsi que par un recul de 2,4 % du prix pour l’hébergement des voyageurs et de 9 % du prix des livres et autres imprimés (excluant les manuels scolaires).

Influence de la réduction de la taxe sur les produits et les services (TPS)

Finalement, puisque les variations de prix mesurées par l’IPC tiennent compte de la valeur des taxes à la consommation payées par les Canadiens, la diminution d’un point de pourcentage de la TPS annoncée par le gouvernement et en vigueur en janvier aura une incidence sur l’IPC au cours de ce mois.

Le taux de variation serait environ de 0,6 % inférieur à ce qu’il aurait été si la totalité de cette baisse était transférée aux consommateurs grâce à des prix inférieurs. Si les commerçants augmentent leurs marges au même moment, les répercussions qui en résultent pourraient être amoindries. S’ils avaient déjà réduit leurs prix en prévision de la baisse prochaine de la TPS, l’effet observé en janvier aurait aussi été moindre.

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