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Medicament

L’invalidité, un problème sous-estimé

24 septembre 2014 | La rédaction | Commenter

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Près de la moitié des travailleurs canadiens estiment que les départs pour cause d’invalidité sont rares, révèle un nouveau sondage de la division assurances de la Banque Royale du Canada (RBC) dévoilé mardi.

Or, un Canadien sur sept vit actuellement une période d’invalidité et un travailleur sur trois au pays en vivra une de plus de 90 jours au cours de sa carrière, souligne RBC Assurances, s’appuyant sur des données de Statistique Canada.

Plus de 70 % des Canadiens interrogés dans le cadre du sondage ont défini l’invalidité comme le résultat d’une blessure corporelle, tandis que 45 % d’entre eux seulement ont décrit la dépression comme une cause d’invalidité. Et ils sont moins de 30 % à juger que l’anxiété peut également mener à une période d’invalidité.

Dans les faits, moins de 10 % des cas d’invalidité sont causés par des accidents, a souligné le premier directeur d’Assurances vie et prestations du vivant chez RBC Assurances, Mark Hardy.

« La plupart des Canadiens n’ont pas conscience que les troubles de santé courants et chroniques, comme la maladie mentale, sont la cause première des invalidités », a-t-il précisé.

Mal protégés?

Si les Canadiens se préoccupent aussi peu de cette éventualité, c’est qu’ils croient, peut-être à tort, que le régime d’assurance de leur employeur les protège suffisamment. Plusieurs régimes prévoient un maximum de prestations d’assurance, a prévenu Mark Hardy.

« Les Canadiens doivent d’abord et avant tout vérifier quelle couverture est offerte au titre du régime de leur employeur et si celle-ci est suffisante. Pour suppléer à une protection incomplète, plusieurs solutions sont possibles, par exemple souscrire une assurance d’appoint fournie par l’entremise de l’employeur ou choisir différentes options de protection individuelle », a-t-il poursuivi.

Le coup de sonde a été mené en ligne par Ipsos entre le 14 et le 18 juillet 2014 auprès de 1 000 travailleurs canadiens. Il comporte une marge d’erreur de 3,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

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