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Immobilier

L’investissement résidentiel est un pilier de l’économie

9 septembre 2015 | La rédaction | Commenter

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Le marché de l’habitation au pays a enregistré un rythme de croissance nettement plus rapide au cours des dernières années que les autres composantes de l’économie canadienne, conclut une note de Desjardins Études économiques publiée la semaine dernière.

Ainsi, le ratio de l’investissement résidentiel par rapport au produit intérieur brut (PIB) « s’est accru de façon importante depuis le début des années 2000 », souligne Benoit P. Durocher, économiste principal au sein du Mouvement.

Avec plus de 7 % au deuxième trimestre, cette proportion se situait près de son sommet historique et largement au-dessus de sa moyenne, entre autres grâce à la bonne tenue de la construction neuve, explique-t-il.

DAVANTAGE DE JEUNES ACHETEURS

Ce sont « surtout les dépenses de rénovation ainsi que les coûts de transfert associés aux transactions de propriétés existantes qui sont à l’origine de l’accroissement », précise l’économiste, même si « la forte hausse des prix de l’immobilier n’est évidemment pas étrangère à cette situation ».

Comme le mentionnait ces jours derniers Lawrence Schembri, sous-gouverneur de la banque centrale, le Canada n’est pas le seul pays industrialisé à connaître une importante progression de son marché de l’habitation.

Cet essor s’explique notamment par la croissance de la population, en particulier des premiers acheteurs âgés de 25 à 34 ans, par une plus grande urbanisation et par l’amélioration des conditions de crédit avec la baisse des taux d’intérêt, ainsi que la libéralisation et l’innovation financières.

UN MARCHÉ RALENTI AU QUÉBEC

Toutefois, insiste Benoit P. Durocher, le fait d’avoir un marché de l’habitation « en effervescence » ne met pas pour autant le Canada à l’abri de changements.

Son analyse? « La hausse du ratio de l’investissement résidentiel par rapport au PIB illustre bien l’importance très grande qu’a prise le marché de l’habitation dans l’économie canadienne et, par conséquent, la sensibilité de celle-ci à une éventuelle correction. »

Cela dit, conclut-il, les mesures restrictives sur le crédit hypothécaire introduites par le gouvernement fédéral « semblent porter des fruits, alors que le marché immobilier a ralenti significativement au Québec et dans l’Atlantique ».


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