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Littératie financière : le MÉDAC s’en prend à l’OCRCVM

24 novembre 2015 | La rédaction | Commenter

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Le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MÉDAC) remet en cause le récent choix de l’Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières (OCRCVM) de s’associer avec Prospérité Canada dans le cadre de sa campagne pour améliorer les connaissances financières de la population.

Dans un communiqué publié vendredi, le Mouvement dit être étonné que Prospérité Canada, « qui reçoit trois millions de dollars sur trois ans depuis 2014 de la part de la Banque Toronto-Dominion » fasse partie « des soi-disant “chefs de file” en littératie financière avec lesquels a choisi de s’associer l’OCRCVM ».

« Sans elle-même mentionner quoi que ce soit au sujet des potentiels conflits d’intérêts de son partenaire avec la TD, s’indigne le MÉDAC, l’OCRCVM affirme que “la prise de décisions informées est importante pour le bien-être financier des Canadiens”. Cependant, silence de sa part sur l’orientation d’objectifs financiers personnels vers des services offerts par des banques en particulier. »

L’OCRCVM A UNE POSITION « ÉTRANGE »

L’OCRCVM « a parrainé la partie portant sur la protection des consommateurs d’un congrès organisé par… Prospérité Canada », dénonce aussi le MÉDAC, qui qualifie d’« étrange » la position de l’organisme de réglementation puisque celui-ci « lance aussi en même temps un bulletin “pour aider les investisseurs à comprendre la notion du risque” ».

Enfin, le Mouvement relève qu’il ne figure pas parmi les autres organismes jugés aptes à traiter de littératie financière par l’OCRCVM, contrairement à Jeunes Entreprises ou au Groupe d’action sur la littératie financière.

« L’OCRCVM, qui représente tous les conseillers canadiens en valeurs mobilières, n’accorde aucun appui au MÉDAC qui, depuis 20 ans, fait de la littératie financière un de ses principaux créneaux d’intervention auprès des investisseurs québécois », déplore pour sa part le président du Mouvement, Daniel Thouin.

LE MÉDAC EST « COMPLÈTEMENT INDÉPENDANT »

Cet « oubli » est d’autant plus regrettable, souligne-t-il, que le MÉDAC travaille « de manière complètement indépendante des pressions de ventes de l’industrie financière ».

Enfin, le Mouvement indique « avoir soumis cette constatation à l’attention des dirigeants québécois de l’organisme » et attendre « une réponse positive de leur part afin de [l’]inscrire comme partenaire pour leurs interventions au Québec ».

Interrogé par Conseiller.ca, l’OCRCVM n’a pas souhaité s’exprimer sur cette polémique ou définir les critères qui ont présidé au choix de ses partenaires.


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