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Louer ou acheter?

17 juin 2013 | Dominique Lamy | Commenter

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Par le passé, les jeunes couples achetaient généralement leur première maison après leur mariage. De nos jours, cependant, plusieurs nouveaux tourtereaux n’ont guère le choix de louer leur logis, au lieu d’acheter, surtout dans les grandes villes où l’immobilier se veut dispendieux. À l’opposé, les riches célibataires achètent davantage de maisons spacieuses à l’extérieur des grands centres urbains. La décision d’acheter ou de louer s’avère désormais plus difficile à prendre que lors de la décennie passée. Pour déterminer la meilleure alternative à suggérer à vos clients,  voici les questions à leur poser que suggère la conseillère Caroline Hanna, chroniqueuse à notre site jumeau Advisor.ca :

1. Combien d’années prévoyez-vous habiter dans cette maison?

Si votre client est incapable de répondre à cette question, mieux vaut l’aviser de ne pas acheter le bien immobilier convoité. Mme Hanna raconte d’ailleurs l’achat du premier condo de l’une de ses amies, alors âgée de 24 ans. Cette dernière prévoyait vendre une fois que l’unité aurait pris suffisamment de valeur avec le temps. Par contre, des termes hypothécaires supérieurs à sa capacité de payer l’empêchaient de quitter son emploi actuel — pourtant source d’insatisfactions —, la résignant ainsi à conserver le condo, tout en finançant ses vacances annuelles par le biais d’une carte de crédit, augmentant d’autant son endettement. L’autre ami cité par l’auteure n’était plus en mesure de vendre sa maison, dont la valeur marchande reculait, et devait malheureusement composer avec une résidence trop petite depuis la naissance de ses deux enfants. Avant d’acheter, mieux vaut être capable de se projeter dans l’avenir!

2. Que devez-vous comprendre?

Le conseiller doit expliquer à son client qu’il ne devrait pas acheter une résidence principale sans connaître les autres variables inhérentes à son mode de vie. Le fait d’acheter signifie de s’engager à travailler dans une certaine région géographique et de gagner mensuellement une certaine somme d’argent minimale pour défrayer le coût de l’hypothèque et ce, même si la fonction professionnelle occupée n’est pas nécessairement celle rêvée.

À lire : Immobilier : – 45 %, vraiment?

3. Pouvez-vous vous le permettre?

La plupart des premiers acheteurs basent leur budget sur le seul paiement hypothécaire, alors que ce dernier n’est qu’une seule des composantes relatives à l’achat d’une propriété. Les taxes municipales et scolaires, les frais d’assurances, d’entretien et de chauffage, par exemple, ajoutent un poids financier important au budget annuel. Plusieurs jeunes couples doivent s’adonner à des rénovations avant de s’installer dans leur maison, certains dépensant même plus de 30 000$ à cette fin. Est-ce là une utilisation judicieuse de ces mêmes fonds?

4. Que signifie être propriétaire d’une maison?

Il s’agit de la question la plus importante. Sans plan financier, la maison devient rapidement un boulet. En cas d’urgence, le client n’a pas accès instantanément à l’équité libérée sur la maison pour se sortir d’un mauvais pas. En fait, une maison n’est pas un compte de banque. Mieux vaut expliquer au client que sa résidence n’est pas un actif à proprement dit. Il s’agit de la résultante de son mode de vie, un choix qui procure plusieurs sources de satisfaction, à la condition de bénéficier d’un coussin financier pour parer à toute éventualité.

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