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Luc Labelle n’a pas de nouvel emploi en vue

25 février 2015 | La rédaction | Commenter

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Après avoir annoncé sa démission ce matin, Luc Labelle a affirmé en entrevue ne pas avoir de nouvel emploi en vue. « Je préparais ma sortie, mais ce n’était pas parce que j’avais postulé pour autre chose. Je ne pouvais pas physiquement me consacrer à mes responsabilités à la Chambre, tout en étant dans un processus d’embauche ailleurs. »

Au cours du même entretien, la présidente du conseil d’administration de la Chambre, Lyne Gagné, en a profité pour souligner le travail et les accomplissements de M. Labelle au cours des dernières neuf années et demie.

« Nous en sommes à l’étape de transition. M. Labelle a, comme il nous a toujours habitué, très bien préparé nos troupes et nous prévoyons passer au prochain chapitre en douceur. Nos équipes sont très bien formées, chaque personne sait ce qu’elle a à faire et nous avons pleinement confiance en nos structures. Me Marie-Élaine Farley assurera l’intérim avec brio puisqu’elle est au fait de tous les dossiers de la Chambre. Pour l’instant, c’est la journée de M. Labelle, nous soulignons l’apport substantiel de notre PDG sortant. »

M. Labelle, qui quittera officiellement ses fonctions le 13 mars prochain, part avec le sentiment du devoir accompli. Il cite entre autres le taux de satisfaction exemplaire des membres pour l’OAR, la reconnaissance élevée auprès du public, ou encore la participation à la formation de la Corpo à travers le processus de séparation des sections régionales de manière à ce que la Chambre puisse se consacrer à sa mission de protection du public. Il dit aussi être très fier de la reconnaissance que la Chambre a obtenue l’automne dernier lors des Grands Prix québécois de la qualité et qui lui a valu un prix de saine gestion à l’échelle nationale.

Passer le flambeau

« La Chambre entame un nouveau plan stratégique et l’une des raisons de l’annonce de mon départ aujourd’hui concerne les échéanciers de l’organisme. Je ne voulais pas entreprendre un plan triennal (2015-2016-2017) et devoir passer le flambeau en milieu de mandat. Cela permettra ainsi à la personne qui me succèdera d’avoir les coudées franches », a ajouté M. Labelle.

Questionnée à savoir comment se déroulera la suite des choses pour le remplacement éventuel de son PDG, Mme Gagné a répondu que le processus suivrait son cours, mais qu’il était beaucoup trop tôt pour annoncer de quelle manière l’OAR procèderait. « Vous saurez en temps et lieu quel sera le protocole d’appel aux candidatures », a-t-elle annoncé en substance. Pour sa part, Me Farley, qui remplace au pied levé M. Labelle, n’a pas souhaité se prononcer pour le moment quant son intérêt pour le poste de PDG sur une base permanente.

Un personnage apprécié dans l’industrie

Le passage de Luc Labelle à la barre de la Chambre est salué par plusieurs acteurs de l’industrie financière québécoise. Voici ce que certains d’entre eux avaient à dire sur le PDG sortant et sur celle qui le remplace pour le moment :

◊ Fabien Major, conseiller en sécurité financière et représentant en épargne collective propriétaire du cabinet Major Gestion Privée, à Montréal

« Son passage à la tête de la CSF a été remarqué et il a contribué à en rehausser l’image publique. Sa contribution a été significative dans le milieu financier québécois. J’espère qu’il demeurera dans le domaine! Quant à Marie-Elaine Farley, elle a tout pour poursuivre les projets entamés par M. Labelle. Elle a été formée au bon endroit! »

◊ Flavio Vani, président de l’APCSF

« Il s’est toujours comporté en professionnel lors de nos rencontres. C’est un gestionnaire qui a à cœur la profession et je lui souhaite bonne chance dans ses nouveaux défis. J’ai bien l’intention de rencontrer Me Farley une fois qu’elle sera en poste. »

◊ Daniel Guillemette, conseiller en sécurité financière et président de iGeny

« Orienté sur les résultats et très au fait de l’industrie des services financiers en général, incluant ses enjeux politiques, M. Labelle a été l’homme de la situation pour amener la CSF à un niveau d’efficacité presque inégalable par tout autre organisme semblable. Depuis plusieurs années déjà, il préparait Me Farley à une éventuelle passation des pouvoirs en sa faveur. Elle est définitivement la personne la mieux positionnée pour chausser les patins de M. Labelle. »

◊ Daniel Bissonnette, chef de la conformité chez Planifax et ex-membre du comité de discipline de la CSF

« Luc Labelle est un fin politicien. Il avait un talent incroyable pour raisonner les législateurs, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Je suis très content pour lui, et pour Marie Elaine Farley. J’espère d’ailleurs qu’ils vont la nommer officiellement à temps plein! »

Pour avoir une meilleure idée des réalisations du PDG démissionnaire, la rédaction vous recommande de lire ou relire l’entrevue réalisée avec Luc Labelle en octobre dernier.

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