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Malgré un trimestre déplorable pour les gestionnaires actifs, la situation pourrait s’améliorer

3 août 2007 | Commenter

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Le Sondage des gestionnaires actifs Q2 de Russell Investments(Russell Investments Q2 Active Management Survey)rapporte que seuls 53 % des gestionnaires canadiens de placement battent l’indice composé S&P/TSX, résultat en baisse par rapport au 65 % du Q1. Philip Lee, analyste de fonds de Morningstar Canada, croit pourtant que la volatilité actuelle du marché pourrait aider à améliorer leurs rendements pour les trois prochains mois.

En effet, dans le contexte tumultueux du marché actuel, M. Lee considère que « les gestionnaires qui sont habiles pour préserver l’argent et choisir des titres pourraient faire un peu mieux ». Cependant, les frais élevés pourraient continuer à empêcher les gestionnaires actifs de battre leur indice de référence. « Les gestionnaires avec des frais plus élevés devront prendre plus de risque pour battre l’indice », déclare-t-il.

Malgré la diminution des chiffres, Kathleen Wylie, analyste principale de recherche de Russell Investments Canada, note que la situation semble s’être améliorée par rapport à 2005. « Le contexte représentait un défi assez particulier à ce moment-là. Les options étaient très restreintes et dominées par les ressources. Maintenant, il y a une bonne ampleur dans le marché. » Mme Wylie ajoute que, tant que les secteurs battent l’indice de référence, comme sept sur dix présentement, le prochain trimestre pourrait être positif.

Quant aux résultats du Q2, le rendement du gestionnaire de titres à grande capitalisation moyen a battu le rendement de l’indice composé S&P/TSX de 6,3 % de seulement 0,1 %. Ce rendement légèrement supérieur est attribuable à la surutilisation des trois secteurs les plus performants(télécommunications, technologies de l’information et industries). Les gestionnaires à grande capitalisation auraient pu obtenir de meilleurs résultats s’ils n’avaient pas sous-utilisé les secteurs de l’énergie et des matériaux, qui ont tous deux battu leur indice de référence.

Mme Wylie tente d’expliquer pourquoi les résultats du Q2 étaient inférieurs : « L’énergie et les matériaux ont compté pour plus de 40 % de l’indice, et chacun a battu l’indice. En moyenne, les gestionnaires canadiens de titres à grande capitalisation ont sous-utilisé ces secteurs. »

Quand il est question des styles de placement, les gestionnaires de valeurs et de croissance ont chacun eu de la difficulté à battre l’indice de référence : 42 % des gestionnaires de valeurs ont dépassé leur cible, contre 41 % des gestionnaires de croissance. Mme Wylie fait remarquer que ces chiffres sont « significativement plus bas » que pour le Q1. Lors du Q1, 71 % des gestionnaires de valeurs et 61 % de ceux de croissance avaient surpassé l’indice de référence. Pris individuellement, ni les rendements de valeurs(6 %)ni ceux de croissance(6,2 %)n’avaient battu le rendement de 6,3 % de l’indice S&P/TSX.

Les gestionnaires de valeurs ont eu plus de succès parce qu’ils ont surutilisé le secteur très performant des télécommunications, tandis que leurs homologues de croissance l’ont sous-utilisé. Les gestionnaires de valeurs ont aussi favorisé le secteur des industries au détriment de l’énergie. Ce qui leur a nuit cependant est la surutilisation du secteur de la finance, qui a obtenu les deuxièmes pires résultats, tandis que les gestionnaires de croissance, ici, ont été plus vigilants.

Le sondage de Russell Investments a aussi trouvé que les gestionnaires de titres à petite capitalisation ont mieux fait que ceux de titres à grande capitalisation. Le gestionnaire à petite capitalisation moyen a obtenu un rendement de 7,1 %. Les résultats positifs sont dus au fait que les gestionnaires à petite capitalisation aient sous-utilisé le secteur de la finance et aient doublé leur utilisation du secteur des industries.

L’écart entre les gestionnaires avec les meilleurs et les moins bons résultats s’est aussi amélioré pour le groupe à petite capitalisation, avec un écart de rendements de 10,3 %, comparativement à 12,5 % dans le Q1.

Selon le rapport, « de façon générale, au cours du redressement des prix des ressources en 2005 et en 2006, les gestionnaires à petite capitalisation traînaient derrière ceux à grande capitalisation. Il est encourageant qu’ils les aient dépassé pour trois trimestres consécutifs. »

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