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Manque d’éthique des banques : la Fed évoque le démantèlement

24 octobre 2014 | La rédaction | Commenter

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« Je vois un problème de culture ». C’est en ces termes que William Dudley, président de la Federal Reserve de New York, a décrit l’ensemble des mauvaises pratiques des banques ayant mené à la crise financière de 2008. Selon lui, des changements doivent être apportés afin de regagner la confiance du public et éviter le démantèlement des institutions fautives.

Lors de son allocution du 20 octobre devant une assemblée de banquiers, M. Dudley a fait valoir que le grand nombre de scandales et de litiges, passés et présents, témoignent d’une culture où le manque d’éthique et le non-respect des règles sont pratiquement érigés en système dans le milieu bancaire.

« Depuis 2008, les amendes imposées aux grandes banques ont dépassé les 100 G$ US, les pouvoirs publics ont dû venir à la rescousse, mais les cadres responsables n’ont pas été licenciés », note-t-il.

Réformer les modes de rémunération

Pour corriger ces situations, M. Dudley propose de revoir la rémunération des cadres. Les hauts dirigeants pourraient recevoir une partie de leur salaire en différé, permettant ainsi la création d’une réserve qui servirait à payer la note en cas d’amende imposée par les régulateurs. Selon lui, cette méthode les forcerait à repérer rapidement les mauvaises pratiques.

M. Dudley suggère aussi la tenue d’une base de données centrale gérée par les régulateurs, qui compilerait le recrutement et le renvoi des employés, afin que ceux ayant été virés d’une institution pour cause de manquements éthiques ne se retrouvent à l’emploi d’une autre. Il souligne que les maisons de courtage effectuent déjà ce type de suivi.

Le refus d’apporter des modifications en profondeur aux pratiques actuelles pourrait se traduire par le démantèlement pur et simple de certaines institutions, devenues trop grandes et trop complexes à gérer, indique-t-il. Selon lui, les demandes pour assurer une stabilité financière se traduiront alors par des mesures visant à réduire la taille des firmes, qui seront alors plus faciles à diriger et à surveiller.

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