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Marché des droits d’émission de GES : 12 milliards de dollars par année

14 mars 2007 | Commenter

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(14-03-2007)Pas surprenant que la Bourse de Montréal lorgne un éventuel marché du carbone au pays. Un nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC évalue à 12 milliards de dollars par année le marché canadien d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre(GES).

Selon cette étude, l’Alberta, la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick achèteraient une grande quantité de crédits de pollution, probablement auprès du Québec et du Manitoba.

Depuis 1990, avance Marchés mondiaux CIBC, la Saskatchewan et l’Alberta ont contribué pour 60 % à la croissance des émissions de GES au pays, alors qu’elles représentent moins de 15 % de la population nationale. Par rapport au PIB, les deux provinces produisent le plus d’émissions au pays.

La banque d’investissement indique que la production d’électricité est souvent « le déterminant le plus important de l’éventuelle exposition d’une province aux coûts liés aux émissions de gaz carbonique ». Ainsi, les centrales au charbon sont les grandes coupables, produisant grosso modo deux fois plus d’émissions de GES par unité d’énergie produite que les centrales au gaz. Ces dernières sont elles-mêmes des pollueuses relativement importantes par rapport aux sources d’électricité ne produisant pratiquement pas d’émissions, comme le sont l’hydroélectricité et le nucléaire.

Puisque le Québec, le Manitoba, Terre-Neuve-et-Labrador et la Colombie-Britannique misent fortement sur une énergie hydroélectrique non polluante, elles sont moins exposées aux coûts liés à l’émission de carbone. À l’autre extrême, on retrouve l’Alberta, la Saskatchewan et la Nouvelle-Écosse qui dépendent du charbon pour au moins 60 % de leurs besoins en électricité.

Dans l’hypothèse d’un prix minimal de 30 $ la tonne pour stabiliser la croissance des émissions, la valeur marchande des plus de 410 mégatonnes d’émissions d’équivalent CO2(2004)rejetées directement par des sources industrielles et commerciales identifiables serait supérieure à 12 milliards de dollars .

« Il reste à voir comment un système de plafonnement et d’échange serait mis en oeuvre au Canada – ou quelle part de ce montant de 12 milliards de dollars en droits d’émission serait échangée avec d’autres provinces », indique Marchés mondiaux CIBC. Mais compte tenu d’une distribution de droits d’émission déjà asymétrique « qui ira en s’accentuant au cours des années à venir », on peut facilement envisager des « échanges dynamiques » de droits d’émission interprovinciaux.

Pour consulter le rapport de Marchés mondiaux CIBC(en anglais), cliquez ici :

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