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Économie

Marchés émergents : meilleure performance dans la seconde moitié de 2013

6 juin 2013 | La rédaction | Commenter

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Investir dans les pays émergents n’est plus aussi simple qu’avant. Le ralentissement économique en Chine, au Brésil, en Afrique du Sud et en Indonésie, notamment, a mis fin à l’« état de grâce » dont ont profité les États en développement de 2002 à 2011.

En entrevue à Morningstar Canada, Matthew Strauss signale que l’indice MSCI Marchés émergents a surclassé « haut la main » l’indice MSCI Monde, point de repère des économies développées. Mais, plus récemment, l’indice des marchés émergents s’est substantiellement sous-classé par rapport à ses homologues des marchés développés.

À lire : Marchés boursier : les marchés émergents ne se valent pas tous

« L’écart entre l’évaluation de l’indice des marchés émergents et celui des marchés développés s’est élargi, et l’évaluation relative des actions des marchés émergents est plutôt convaincante », explique le gestionnaire de portefeuille à la firme Signature Gestion mondiale d’actifs.

Matthew Strauss croit que la performance des marchés émergents s’améliorera dans la seconde moitié de 2013, à condition que l’économie américaine continue sur sa lancée et qu’aucun bouleversement ne survienne dans la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine.

La clé du succès des marchés émergents demeure la Chine. Certes, la croissance de l’empire du Milieu a ralenti en partie par décision gouvernementale pour atteindre des taux jugés plus durables. Mais les experts s’attendent à ce que le PIB chinois augmente de 7 % à 8 % par an pour les années à venir.

Cet optimisme vis-à-vis de la Chine incite Matthew Strauss à surpondérer ses fonds en actions de cet État, et à sous-pondérer les autres pays du BRIC, soit le Brésil, la Russie et l’Inde.

Ces pondérations régionales reflètent en partie deux principales thématiques de placement : l’aisance grandissante des ménages dans les pays en développement et le besoin d’investissements dans les infrastructures. « L’augmentation de la richesse des ménages est en train de dynamiser la demande dans les services financiers, les biens de consommation de base, les produits de consommation discrétionnaires et les soins de la santé dans ces pays », analyse le spécialiste.

Parmi les entreprises qu’il privilégie, on note deux importants fabricants de ciment basés en Indonésie et en Thaïlande, un poids lourd de l’électronique (la coréenne Samsung Electronics), plusieurs banques des pays en émergence et… l’américaine Citigroup.

Une banque américaine dans des portefeuilles de pays émergents? Matthew Strauss fait remarquer que Citigroup dégage environ la moitié de ses revenus des services aux particuliers dans les pays en développement.

Au moment de son achat, Citigroup présentait une valeur relative meilleure que celle des banques des économies émergentes, qui sont « généralement onéreuses », précise-t-il.

Enfin, Matthew Strauss détient des positions dans le secteur des soins de santé. Il aime particulièrement l’entreprise brésilienne Fleury S.A., un fer de lance en matière de diagnostic. Cette société devrait profiter de la demande croissante en soins de santé dans l’une des économies émergentes clés. Fleury S.A. fournit « des services de haute qualité et a pignon sur rue dans le segment à revenu élevé du marché » au Brésil, dit Matthew Strauss.

À lire : Marchés émergents : la diversification est essentielle

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