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Marchés financiers : les déséquilibres s’accroissent toujours

22 juin 2005 | Commenter

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(22-06-2005)C’est le constat que font les Études économiquesDesjardins dans leur plus récent communiqué hebdomadaire.

Desjardins prévoit que l’économie mondiale ralentira «quelquepeu» sa cadence cette année et l’an prochain en raison dela hausse du prix du pétrole et la maturité de la phase d’expansionde l’actuel cycle économique.

Les économistes de Desjardins prévoient une croissance mondialed’un peu plus de 4 %, mais ils constatent surtout qu’elle sera disparate.

En fait, la croissance sera concentrée en Chine et aux États-Unis(qui contribueront pour près de 50 % de la croissance planétaire),et éparpillée ailleurs.

En Chine, la diminution de l’investissement dans les «secteursde surchauffe» sera compensée par une hausse des exportations nettes,«si bien que la croissance restera ferme, à plus de 8 % cette annéeet l’an prochain».

Aux États-Unis, la disparité entre la demande américaineet celle de la plupart des autres pays industrialisés risque d’altérerdavantage le ratio du déficit du compte courant par rapport au PIB. Celaveut dire que les États-Unis resteront «lourdement dépendantsdu financement étranger», une situation qui pourrait conduire à«des ajustements abrupts des monnaies et des taux d’intérêtdans les trimestres à venir». Après un gain de 4,4 % duPIB réel en 2004, l’économie américaine devrait croîtreà un rythme de 3,2 % en 2005. Elle devrait s’accélérerà partir de l’automne et atteindre 3,4 % en 2006.

Pour ce qui est de l’Europe, Desjardins n’est pas optimiste. «Ladétérioration continue du climat économique de la zoneeuro indique que la progression des prochains trimestres sera encore plus faibleque prévu..» En Asie, les perspectives restent bonnes. L’améliorationdu bilan de santé des entreprises japonaises fournit des bases plus solidesde reprise économique.

Et le Canada? Desjardins manifeste certaines inquiétudes. Il note quela croissance du PIB est fortement tributaire des dépenses des consommateurs.Le commerce extérieur, fortement secoué par la montée dudollar canadien en 2003 et en 2004, s’est encore détérioréau cours des derniers trimestres. De plus, le ralentissement prévu auxÉtats-Unis n’a rien pour améliorer la situation. «Avecune inflation stable […] la Banque du Canada dispose d’une grande margede manoeuvre dans la gestion de sa politique monétaire, ce qui lui permettrade retarder tant que nécessaire la remontée de ses taux directeurs.»

Desjardins croit que les taux vont demeurer à 2,5 % tout au long de2005 et qu’ils n’augmenteront graduellement qu’à compterde 2006.

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