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Mauvais quart d’heure pour l’AMF

16 juillet 2009 | Yves Bonneau | Commenter

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Les récents témoignages des enquêteurs de l’AMF, en marge du recours collectif intenté par le Dr Pellemans, au nom des 9 200 investisseurs filoutés par Vincent Lacroix et Norbourg, nous apprennent bien des choses que l’Autorité ne nous avait pas communiquées… Mais au-delà de ces faits préoccupants, l’AMF doit changer d’attitude envers les conseillers.Pendant ce temps, l’AMF a resserré les contrôles portant sur les conseillers, augmenté les inspections impromptues, ajouté des formulaires à noircir et élaboré un guide indiquant au public comment dénoncer son conseiller. Facile, dit-on : les conseillers ont une adresse, un permis, des clients et un chiffre d’affaires déclaré. Tout cela a exacerbé davantage les relations déjà tendues avec la communauté de l’industrie des services financiers.

Par contre, grâce à la loi perfectible du Fonds d’indemnisation des services financiers, l’AMF a pu le renflouer en siphonnant l’ensemble des conseillers irréprochables : leur cotisation au fonds d’indemnisation des services financiers a augmenté de 600 %. D’autre part, l’AMF poursuit toujours une douzaine de conseillers pour fraudes dans l’affaire Norbourg, histoire de renflouer un peu plus le même fonds d’indemnisation par les assurances responsabilité de ces derniers.

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