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Être sur les médias sociaux pour les bonnes raisons

4 novembre 2011 | Commenter

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Dit sans filtre : les médias sociaux sont comme des panneaux de circulation qui permettent aux conseillers d’emprunter un détour pour éviter la Liste nationale des numéros de télécommunication exclus, mais sans le côté agaçant du télémarketing.

Prenons Twitter. Les gazouillis ou tweets en 140 caractères n’ont pas besoin de raconter une histoire, ils la synthétisent ou en donnent des bribes. Cependant, ils peuvent susciter assez d’intérêt pour recevoir du feed-back et que des clients potentiels aient envie d’en savoir plus sur vous, avance Hamid Electriciteh, président de 247iPro, une firme-conseil spécialisée en accroissement de clientèle chez les professionnels des services financiers, de l’assurance et de l’immobilier.

« Les outils de communication traditionnels du marketing – journaux, radio, télévision – sont des outils inégaux, qui permettent une communication unidirectionnelle seulement : on envoie un message, que les auditeurs lisent. Mais depuis peu, cette façon de faire fonctionne moins bien parce que les auditeurs sont partout, dit-il. La plupart des firmes de marketing et de vente se retrouvent donc devant le même défi. »

L’aspect le plus important de la communication sur les médias sociaux est que le message doit être objectif et ne pas sembler relever d’une stratégie de marketing. « Pas de baratin publicitaire. » Ni de dérobade ou de censure.

M. Electriciteh rappelle qu’il est possible de se faire valoir – de vendre sa salade – de façon subtile, non agressante voire même dynamique!

Le grand avantage des médias sociaux pour les conseillers, ajoute-t-il,  est qu’il est possible de communiquer avec des centaines, voire des milliers de personnes en même temps. « Ce qu’il faut faire, c’est d’utiliser les médias sociaux pour se créer un réseau de contacts exponentiel. »

Il existe des manières d’informer son auditoire sur le CELI ou les produits avec garantie de retrait minimum, par exemple, en 140 caractères – la longueur maximale des messages permise sur Twitter – sans ce que ça ressemble à une publicité ou à de la promotion, réitère M. Electriciteh. Cela exige bien sûr une certaine créativité.

La première étape est d’ouvrir un compte sur Facebook, sur Twitter, LinkedIn ou tout autre média social approprié. « Ayez à la fois un compte professionnel et un compte personnel. Ça ne vous coûtera absolument rien », conseille-t-il.

Ensuite, il est important de créer un profil attirant, transparent et authentique. « Parce que les gens peuvent faire une recherche sur vous sur Google et voir que vous leur avez menti. Vous allez perdre toute votre crédibilité. »

En ce qui concerne les sites de microblogage comme Twitter, explique Hamid Electriciteh, les conseillers doivent tenter de « suivre » des personnes influentes, qui ont beaucoup d’abonnés et sont présentes dans la «micro-actualité» de ce fil de presse social. « Vous devez vous assurer que les personnes que vous suivez ont un nombre très important de personnes dans leur réseau. »

Il cite comme exemple la vedette de téléréalité américaine Kim Kardashian. « Tout ce qu’elle dit est bien, même après un divorce qui va coûter 17 millions de dollars, alors qu’elle était mariée depuis 17 heures environ, blague-t-il. Qu’on approuve ou non, c’est comme ça que ça fonctionne. »

L’exemple est caricatural, mais il faut repérer les bonnes personnes à suivre. Tapez déjà dans Google le nom des personnalités de votre domaine que vous admirez, suivi de Twitter, et vous obtiendrez si elle en a un son nom de profil Twitter. Le nôtre, par exemple, est @conseillerca. Et nous aimons bien suivre @fabienmajor.

La prochaine étape est de trouver un sujet intéressant afin de susciter une discussion. « Il est possible de solliciter des gens en seulement 140 caractères, mais si votre message ne fait pas réagir les gens, il y a un problème. Il faut vraiment choisir un sujet qui intéressera les autres. »

Il faut donc que le sujet soit plus pertinent, pour un conseiller, que les frasques maritales d’une starlette de téléréalité. Un sujet intéressant pour M. Electriciteh est le CELI. Il a même trouvé une amorce charmante afin de le promouvoir sur Twitter. « « Un revenu libre d’impôt pour la vie, qui ne veut pas ça? » C’est le genre de message qui doit paraître sur un site comme Twitter. »

Une autre manière de faire est d’attirer les clients potentiels en tweetant des adresses de sites web ou un lien intéressant. Les mots «page de renvoi» signifient la page web où les visiteurs arrivent après avoir cliqué sur le lien.

C’est de cette manière que les conseillers peuvent poser les bases d’une promotion éventuelle ou « amasser de l’information sur les gens qui cliquent sur les liens afin de mieux vous connaître ».

« C’est aussi de cette manière que vous pouvez créer une liste de clients potentiels, qui seront peut-être intéressés par vos produits et services; vous pouvez donc utiliser la même technique afin de créer une liste en passant par Facebook ou YouTube. »

Et une telle liste n’a pas de prix, conclut M. Electriciteh.

 

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