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Moins de synchronisation, plus de barrières

11 septembre 2018 | Soumis par CIBC | Commenter

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Photo : scyther5/ 123rf

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C’est le nouvel ordre économique mondial auquel les investisseurs font face, selon Peter Hardy, vice-président de American Century Investments à Kansas City (Missouri).

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« Depuis la crise financière, les politiques monétaires accommodantes ont donné lieu à une croissance mondiale généralisée. Mais cette synchronicité commence à faiblir. Certaines régions affichent maintenant une croissance raisonnable pendant que d’autres ralentissent », dit Peter Hardy.

L’expert donne pour exemple la Turquie, dont l’économie et la devise se sont affaiblies, « en partie à cause de la désynchronisation de la croissance et de ses effets sur le marché des devises ». Il mentionne aussi la Chine, où les marchés d’actions ont perdu plus de 20 % depuis le début de l’année.

« Cela a ravivé la volatilité sur les marchés des pays développés », croit Peter Hardy.

Du point de vue des investisseurs, il faut donc se préparer à un risque accru, notamment avec la diversification, recommande l’expert.

« Il est profitable de s’exposer aux marchés émergents, mais aussi de se diversifier avec des actions à faible risque ou des titres à revenu fixe », dit-il.

Les barrières douanières sont une autre importante source de volatilité à laquelle les marchés réagissent, selon lui.

« Bien que les craintes sont réelles, les effets d’éventuelles barrières douanières sont moins sévères sur les entreprises que ce que les réactions du marché ont pu laisser entendre. Certaines entreprises pourraient même en profiter, grâce à leur localisation géographique par exemple. À long terme, leurs hausses de coûts seront transférées aux consommateurs, et l’impact de leurs coûts d’import-export sera donc modeste. De plus, des relocalisations peuvent toujours se faire : il est possible de déménager des opérations de la Chine aux États-Unis pour atténuer les effets des barrières douanières à long terme », explique Peter Hardy.

« À court terme cependant, les hausses de coûts vont se traduire par une tendance inflationniste, qui pourrait pousser la Fed à hausser ses taux d’intérêt davantage, exerçant ainsi une pression sur les prix des actions. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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