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Ni trop chaud, ni trop froid

13 septembre 2018 | Soumis par CIBC | Commenter

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Photo : Elnur Amikishiyev / 123rf

Photo : Elnur Amikishiyev / 123rf

C’est la perspective que l’on peut entrevoir dans les marchés obligataires, estime Patrick O’Toole, vice-président, titres à revenu fixe à Gestion d’actifs CIBC.

Cliquez ici pour entendre l’entrevue complète en baladodiffusion sur Gestionnaires en direct, de la CIBC

« Les marchés obligataires sont de bons indicateurs des perspectives économiques. Les rendements à court terme sont bas, ceux à long terme sont élevés : c’est une courbe fortement inclinée, donc normale, et cela laisse prévoir une croissance économique soutenue avec des pressions inflationnistes à la hausse », dit Patrick O’Toole.

Selon l’expert, il faut s’attendre à voir cette courbe s’aplatir à mesure que les banques centrales augmentent les rendements à court terme pour contrer l’inflation. C’est un signe que l’économie et l’inflation sont « ni trop chaudes, ni trop froides. Tout est juste parfait », dit-il.

« Mais parfois, les banques centrales deviennent combattives dans leur lutte contre l’inflation et elles augmentent les rendements à court terme au-dessus de ceux à long terme. C’est ce qu’on appelle une courbe inversée. »

Dans un tel cas, les investisseurs obligataires à long terme peuvent tolérer des rendements plus bas qu’à court terme, car cela les protège au cas où les banques centrales fassent marche arrière et baissent les rendements à court terme, dit Patrick O’Toole.

« Une courbe inversée est généralement le signe qu’une récession est imminente. Mais elle nous donne une bonne longueur d’avance : de 100 à 400 jours environ si on se fie aux sept dernières récessions depuis 1969. On a donc le temps de s’y préparer », poursuit-il.

Mais on est loin de cela pour le moment, rassure l’expert. La différence entre les rendements des bons du Trésor américain sur trois mois et sur dix ans est actuellement sous la barre des 1 %, à 0,75 %, ce qui écarte l’hypothèse d’une récession imminente. C’est presque la même chose au Canada avec 0,77 % de différence.

Patrick O’Toole reconnaît cependant que nous sommes dans les dernières étapes du cycle d’expansion actuel.

« On s’attend à voir le marché de l’emploi ralentir, l’inflation a crû légèrement, et on a vu beaucoup de fusions et acquisitions : ce sont les signes classiques d’une fin de cycle d’expansion. Mais la fin d’un cycle ne survient pas par hasard, c’est généralement le résultat d’un resserrement trop poussé des politiques monétaires des banques centrales. Pour le moment, les marchés obligataires ne montrent aucune inquiétude à ce sujet. »

Pour les investisseurs obligataires, il n’est pas encore urgent d’opter pour des stratégies défensives, croit Patrick O’Toole. Les obligations de sociétés demeurent plus attrayantes même si leur écart de rendement avec les titres souverains est tombé près de 1 %.

« Les obligations de société n’offrent pas d’aussi bonnes occasions qu’au cours des dernières années, mais ces temps-ci, il y a peu d’occasions à saisir, qu’il s’agisse des marchés d’actions, de l’immobilier ou d’autres placements. Les obligations de société offrent encore une compensation équitable si on considère les perspectives économiques. Bien sûr, il ne faut pas s’attendre à ce qu’elles surperforment autant que dans les dernières années. »

Ce texte fait partie du programme Gestionnaires en direct, de la CIBC. Il a été rédigé sans apport du commanditaire.

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