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Niveau record de la création de richesse aux États-Unis

19 septembre 2014 | La rédaction | Commenter

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Des chiffres qui ont de quoi faire rêver : le nombre de fortunés aux États-Unis a augmenté de 17 % en 2013, atteignant 4 millions d’individus, et leur capacité d’investissement a crû de 18 % pour s’élever à 13 900 G$ US.

De plus, les indices de croissance du nombre de fortunés américains et de leur richesse dépassent les moyennes mondiales, qui sont respectivement de 15 % et 14%.

Le nouveau Rapport sur la richesse aux États-Unis, publié par Capgemini et RBC Wealth Management, indique que la richesse des villes centrées sur les technologies et l’énergie est en hausse.

Une reprise économique soutenue, une solide performance du marché boursier, la hausse des valeurs mobilières et un rebond du secteur de l’énergie auraient contribué à hausser considérablement le nombre d’Américains bien nantis et leur richesse.

Concentration de la richesse dans 12 villes

Selon l’étude, la croissance de la richesse a été générée par les 12 plus importantes villes en matière d’individus fortunés, soit New York, Los Angeles, Chicago, Washington, San Francisco, Boston, Philadelphie, Houston, San José, Dallas, Detroit et Seattle, qui abritent 69 % des fortunés et 75 % de leurs avoirs.

Plus précisément, New York domine avec 894 000 fortunés et un capital de 3 200 G$ US, suivie par Los Angeles, qui recense 330 000 fortunés et un capital évalué à 1 200 G$ US.

Les secteurs des technologies et de l’énergie portent de plus en plus la croissance du nombre de fortunés et de leur fortune. À preuve : Dallas et Houston seraient en tête du palmarès de la croissance du nombre de fortunés avec 20 % et 18 % respectivement, et celle de leur richesse, avec 24 % et 22 %. À noter : Dallas entre pour la première fois dans la liste des 10 plus importants centres de fortunes, provoquant du même coup la sortie de Detroit.

Entre 2008 et 2013, trois des quatre villes ayant enregistré la plus forte croissance de leur nombre de fortunés et de leur richesse sont liées à l’énergie (Dallas et Houston) et à la technologie (San José).

Gestion du patrimoine en hausse

La confiance accordée aux gestionnaires de patrimoine et aux sociétés de gestion a enregistré une hausse de 12 % pour se situer respectivement à 84 % et 87 %, soit un taux plus élevé que les moyennes mondiales, évaluées à 71 % et 72 %.

Les investissements alternatifs, impliquant un risque plus élevé, enregistrent une hausse de 4 % pour constituer 13 % des portefeuilles, alors que la part des actions représente un tiers des portefeuilles (41 % à Washington), la plus importante à l’échelle mondiale.

Les fortunés américains ont effectué des investissements à l’international atteignant 33 % début 2014, contre seulement 20 % des portefeuilles pour la même période en 2013. Donnée révélatrice : les moins de 40 ans ont investi 53 % de leur richesse à l’étranger.

La confiance dans les gestionnaires de patrimoine a beau être en hausse, l’évaluation portée par les particuliers fortunés sur la performance de leurs gestionnaires est, elle, en baisse de 6 % pour une cote de performance de 73 %, néanmoins supérieure à la moyenne mondiale de 59 % .

Quand richesse et jeunesse vont de pair

Selon l’étude, les plus jeunes fortunés (moins de 40 ans) représentent un type de clientèle bien spécifique. Ceux-ci se distinguent par des besoins qualifiés de complexes (38 % contre 9 % des 60 ans et plus), un besoin de conseils pour la gestion du patrimoine familial (35 % contre 13 %) et une préférence pour l’approche numérique et virtuelle (Internet, mobile, courriel) par rapport au contact personnel direct (39 % contre 15 %).

Ce sont 54 % des riches qui préfèrent travailler avec une seule société de gestion, contre 11 % qui aiment mieux collaborer avec plusieurs sociétés.

Un impact sur les causes sociales

Autres temps, autres mœurs. Les fortunés les plus jeunes et/ou de sexe féminin pourraient avoir une incidence sur la popularité de certaines causes sociales ou caritatives.

  • 88 % des riches Américains estiment important et 56 % extrêmement important d’investir temps, argent et expertise dans l’avancement de causes sociales. Chez les fortunés de moins de 40 ans, 81 % considèrent l’impact social comme extrêmement ou très important.
  • La jeunesse mieux nantie s’intéresse à des causes telles que les programmes sociaux, le racisme, l’inégalité entre les sexes, la sécurité en matière d’énergie et le chômage, alors que leurs aînés (60 ans et plus) optent pour le bien-être des enfants, l’éducation et la santé.
  • Les femmes fortunées auront également une influence majeure en matière d’impact social, alors que 62 % d’entre elles considèrent l’implication comme extrêmement ou très importante, comparativement à 50 % du côté des hommes.

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