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OEC : pauvreté de rendement garantie

17 novembre 2010 | Commenter

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dollar_canadien_424La publicité vantant les obligations d’épargne du Canada (OEC) bat son plein ces temps-ci. Or, elles ont beau être entièrement garanties par le gouvernement canadien, elles ne rapportent pratiquement rien.

En effet, la dernière émission d’OEC paie à peine 0,65 % pour la première année de son terme de 10 ans. C’est inférieur au taux annuel d’inflation, qui se situait à 1,9 % en septembre dernier. Et c’est bien moins que ce que versent les institutions financières pour leurs dépôts à terme et certificats de placement garantis, et même pour certains comptes d’épargne.

Par exemple, à la fin octobre, certains CPG encaissables après un an rapportaient 1,2 %, soit le double de ce que prévoit la série 126 des OEC émises en novembre dernier, note Morningstar Canada. La série 76 des obligations à prime du Canada (OPC), qui est encaissable le jour de son premier anniversaire, payait 1,1 %, soit 35 points de base au-dessous du taux d’intérêt d’un CPG de un an non rachetable.

Malgré la pauvreté de leur rendement, les OEC et les OPC continuent d’avoir la cote. Depuis des années, c’est un cadeau particulièrement chéri de la part des grands-parents et un investissement classique pour les employés qui apprécient la commodité et les économies forcées par déductions salariales. « Les OEC continuent à jouir de la réputation d’être le placement le plus sûr qu’on puisse acheter, soutenu par le gouvernement du Canada et plus facile à comprendre que les débentures tout aussi sûres émises par le même gouvernement », explique Morningstar Canada.

Si certains de vos clients insistent pour se procurer ces produits, il serait bon d’en saisir le fonctionnement. Voici ce qu’il faut savoir au sujet des OEC et des OPC.

Les OEC sont encaissables avec intérêts après le premier anniversaire de leur émission, et à leur valeur nominale avant cela. Elles ont un terme de 10 ans avec un taux d’intérêt fixe et garanti pour la première année seulement, et des taux pour les années suivantes fixés à chaque date d’anniversaire. S’il le juge à propos, le gouvernement peut augmenter le taux, mais il ne peut pas le baisser. Les OEC sont vendues en coupures de 100 $, 300 $, 500 $, 1 000 $, 5 000 $ et 10 000 $.

Les OEC sont offertes en versions à intérêts réguliers ou à intérêts composés. Les intérêts réguliers sont versés directement dans le compte des détenteurs, ou par chèque émis une fois par an. Les intérêts composés demeurent investis et sont composés tous les ans.

Les OPC, elles, sont encaissables trois mois après l’achat avec les intérêts gagnés pour chaque mois entier de détention. Elles aussi sont offertes en versions régulières et composées. Elles ont un terme de 10 ans, mais les taux sont fixes et garantis pour les trois premières années qui suivent l’achat.

On trouve des OEC et des OPC dans les banques, les caisses populaires et chez les courtier en placements. L’achat d’obligations par retenues automatique sur les paies demeure une méthode populaire d’épargne forcée. La plupart des employeurs commencent à promouvoir le prélèvement salarial en octobre, pas en novembre. On peut aussi se procurer les OEC et les OPC en ligne.

Les OEC et OPC peuvent être détenues dans un REER, un FERR ou un CELI. Il est possible de les encaisser dans la plupart des institutions financières.

Dans le passé, le gouvernement a parfois prolongé de dix ans la date d’échéance de certaines émissions d’OEC et d’OPC. « Cela était destiné à empêcher une baisse radicale des actifs détenus dans ces obligations. Cette pratique a été abandonnée cette année parce que l’on ne s’attend plus à des rachats à grande échelle », fait remarquer Morningstar Canada.


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