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Le piège des options binaires

28 janvier 2016 | La rédaction | Commenter

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stop_non_arret_cesser_opposition_425Promesses de rendements alléchants, gains « rapides et faciles » sur le Web… L’Autorité des marchés financiers (AMF) a lancé hier une mise en garde contre ce qu’elle appelle « le piège des options binaires ».

« Aucune entreprise n’est actuellement autorisée à mettre en marché ou à offrir des options binaires aux consommateurs québécois. Or, au cours des derniers mois, nous avons constaté une hausse importante de signalements et d’appels à notre centre d’information liés à des offres d’options binaires sur des plateformes Web », a indiqué Louis Morisset, PDG de l’Autorité.

« Nous sommes particulièrement préoccupés par le fait que des consommateurs séduits par les promesses de rendements alléchants des options binaires, au Québec et ailleurs dans le monde, n’ont jamais réussi à se faire payer […] et se sont ainsi exposés à de graves risques de vol d’identité et de fraude », a-t-il ajouté.

DES GAINS IMPOSSIBLES À RÉCUPÉRER

Les options binaires peuvent être comparées à des paris. Les plateformes suspectes offrant ce type de produits « présentent d’ailleurs certaines similarités avec des sites de casino en ligne », explique l’AMF.

Les investisseurs sont généralement invités à miser sur le rendement d’une devise, d’un indice boursier ou d’une action dans un avenir très rapproché, souvent en l’espace de quelques minutes.

À l’expiration du délai, soit ils gagnent un montant déterminé à l’avance, soit ils perdent leur mise. C’est « tout ou rien », un peu comme dans un jeu de hasard, précise l’Autorité. Et même lorsqu’ils enregistrent des gains, il leur est souvent impossible de les récupérer.

FLOUÉES DEUX FOIS

« Les victimes de ce type d’approche sont tentées par l’appât de gains rapides ou par l’opportunité de s’initier facilement au placement », observe l’AMF.

Celle-ci s’inquiète du fait que certaines personnes sont « sollicitées agressivement » pour investir sur d’autres plateformes afin de soi-disant récupérer les sommes qu’elles ont perdues, se retrouvant ainsi flouées une seconde fois.

« Les entreprises suspectes offrant illégalement au grand public de faire des profits rapides et importants grâce aux options binaires sont actives un peu partout dans le monde », souligne l’organisme de réglementation.

LES DÉRIVÉS EN LIGNE SONT RÉGLEMENTÉS

L’offre de services ou produits d’investissement, que ce soit à partir d’une plateforme électronique sur le Web ou en personne, est une activité réglementée, rappelle l’AMF. Avant d’effectuer une transaction, les consommateurs devraient donc toujours procéder à des vérifications auprès d’elle.

Ainsi, toute entreprise qui souhaite mettre en marché un dérivé au Québec doit avoir obtenu l’agrément de l’Autorité avant de l’offrir au public. De plus, l’entreprise agréée doit offrir ses dérivés par l’entremise d’un courtier en dérivés dûment inscrit auprès d’elle.

Finalement, la compagnie doit faire autoriser par l’AMF la mise en marché de chacun des produits dérivés qu’elle souhaite offrir aux investisseurs.

Gare aux plateformes suspectes!

L’AMF vient de mettre à jour une liste (non exhaustive) de sites Web qu’elle a pu identifier et qui proposent des plateformes de négociation opérant illégalement au Québec.

À noter que les 19 plateformes les plus récemment identifiées comme suspectes et qui ne sont pas autorisées à offrir des produits et services d’investissement dans la province y sont présentées en gras.

Pour s’assurer d’avoir accès à la liste la plus à jour, il faut vérifier régulièrement la section Mises en garde du site de l’Autorité.

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