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Paradis fiscaux : les cabinets comptables devront s’expliquer

27 avril 2016 | La rédaction | Commenter

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quai_plage_vacances_retraite_sud_caraibes_paradis_fiscaux_425Après les banques à l’automne dernier, les grandes firmes d’experts-comptables québécoises vont prochainement devoir expliquer leurs liens avec les paradis fiscaux devant une commission parlementaire à Québec, rapporte Le Devoir.

Cible de nombreuses critiques pour avoir aidé une vingtaine de ses clients à cacher 130 millions de dollars dans des sociétés-écrans à l’île de Man, KPMG est l’un des cinq cabinets qui sont attendus le 12 mai devant la Commission des finances publiques de l’Assemblée nationale.

Les quatre autres compagnies sont Raymond Chabot Grant Thornton, PricewaterhouseCoopers, Deloitte et Ernst & Young.

LES BANQUES PEU COOPÉRATIVES

« On verra comment notre invitation sera reçue. Pour l’instant, on sent des réticences », a confié au Devoir Raymond Bernier, président de la commission et député libéral de Montmorency.

Rien d’étonnant quand on se souvient du mal que la commission avait eu à faire témoigner les principales banques canadiennes, qui s’étaient montrées peu enclines à répondre à ses questions, souligne le quotidien.

Toutes présentes dans les paradis fiscaux par l’entremise de leurs filiales, celles-ci avaient commencé par ignorer deux invitations avant de se voir officiellement convoquées devant les députés, rappelle Le Devoir. Elles avaient toutes déclaré avoir respecté les lois interdisant l’évasion fiscale.

Les députés souhaitent désormais passer au crible les pratiques des professionnels qui aident à élaborer certaines stratégies complexes d’évitement fiscal.

« ON SENT MONTER LA PRESSION POPULAIRE »

Raymond Bernier se dit aidé dans sa tâche par les récentes révélations concernant les paradis fiscaux, en particuliers les fameux Panama Papers, et la colère qu’elles suscitent dans l’opinion publique.

« On sent monter la pression populaire et cela amène des acteurs impliqués à vouloir se justifier », croit le président de la commission, qui estime par ailleurs qu’on assiste à « un certain effondrement des paradis fiscaux au fur et à mesure que se développent des mécanismes d’échange d’information entre les pays ».

« Notre rôle est de voir comment les lois et les règlements au Québec pourraient mieux aider à la lutte », conclut-il.

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