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Économie

Pas de hausse brutale des taux d’intérêt aux États-Unis

31 mars 2016 | La rédaction | Commenter

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eserve_federal_USA_etats-unis_fed_425La Réserve fédérale des États-Unis continue à jouer de prudence. Sa présidente, Janet Yellen, soutient que les années qui viennent ne devraient voir que de faibles hausses des taux d’intérêt, « graduelles »  de surcroît.

Tout en affirmant qu’il ne s’agit pas là d’un « plan gravé dans le marbre », Janet Yellen a indiqué mardi, devant l’Economic Club de New York, que les risques pesant sur les perspectives économiques invitaient à la prudence dans l’ajustement de la politique monétaire, ajoutant que le rythme d’expansion économique n’exigera « que des hausses de taux graduelles dans les années qui viennent ».

Parmi les risques que la banque centrale américaine garde à l’œil, on retrouve les effets d’un éventuel ralentissement de l’économie mondiale, les faibles prix du pétrole et la volatilité sur les marchés financiers.

RENDEZ-VOUS EN AVRIL?

En décembre 2015, la Fed a augmenté son taux directeur de 0,25 %, la première hausse depuis 2006. Les taux étaient maintenus près du zéro depuis 2008. À la mi-mars, la Fed a décidé de ne pas procéder à une nouvelle hausse.

Les économistes et experts financiers s’échinent maintenant à tenter de deviner si une augmentation pourrait être annoncée à la rencontre de la Fed, qui se tiendra les 26 et 27 avril.

L’appel à la prudence de Janet Yellen semble contredire certains commentaires émis récemment par des présidents régionaux de la Fed, notamment Dennis Lockhart, d’Atlanta, et John Williams, de San Francisco. Ces derniers ont tous deux évoqué publiquement la possibilité d’une hausse des taux en avril ou juin.

Les banques centrales peinent à relancer l’économie

Les banques centrales commencent à manquer de temps pour relancer l’économie mondiale, soutient Bill Gross, dirigeant de Janus Global Unconstrained Bond Fund. Leurs politiques misant sur l’assouplissement quantitatif et les taux d’intérêt faibles, voire négatifs, perdent leur efficacité, selon lui.

Or, si l’économie mondiale ne produit pas de croissance, les marchés et leurs modèles capitalistes commenceront à s’effondrer, prévient Bill Gross.

« Les gains en capital et l’attente de gains futurs deviendront des pandas géants – très rares et éprouvant des difficultés à se reproduire », affirme-t-il.

« Les investisseurs ne peuvent pas faire d’argent lorsque l’argent ne produit aucun rendement, poursuit-il. À moins que le PIB nominal ne soit augmenté à des niveaux permettant aux banques centrales de normaliser les taux d’intérêt à court terme, le Sud, plutôt que le Nord, deviendra la direction logique pour les marchés. »

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