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Économie

Passif mais pas ennuyant

17 octobre 2010 | Lisa Maccoll | Commenter

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Depuis longtemps, les placements indiciels sont considérés comme sûrs pour les investisseurs ayant une faible tolérance au risque.

Bien que passifs, certains produits de nouvelle génération offrent des solutions clés en main : des produits à faible volatilité dont la pondération plus diversifiée permet d’amortir le risque de baisse tout en donnant accès au potentiel de croissance des marchés financiers.

D’autres fonds combinent les titres à revenu fixe et les actions ordinaires dans le cadre d’une stratégie de gestion passive.

« Le marché de l’investissement passif devient un marché de niche et offre de plus en plus de solutions. Les investisseurs peuvent maintenant à la fois obtenir une exposition précise et une exposition diversifiée », explique Kevin Gopaul, premier vice-président et chef des placements à BMO Gestion mondiale d’actifs.

Mary Anne Wiley, directrice générale et responsable des fonds iShares à BlackRock Canada, a remarqué un changement de mentalité chez les investisseurs particuliers : ils cherchent à réduire le risque et la volatilité de la gestion active, mais ils se méfient d’une stratégie purement indicielle.

« Les investisseurs particuliers ne sont pas prêts à reproduire intégralement le mouvement du marché, mais ils savent maintenant que la gestion active coûte cher et qu’elle est souvent décevante. La plupart des gestionnaires actifs ne réussissent pas à surpasser le marché. C’est pourquoi on assiste à une prolifération du côté des produits indiciels alternatifs pondérés », explique-t-elle.

Dans un contexte de faible rendement, l’offre de produits à prix raisonnable se développe. M. Gopaul remarque toutefois que l’évolution de ce segment de marché contraint les conseillers à bien comprendre ces produits dont les règles ont été adaptées aux exigences des clients.

Larry Berman, chef des placements à ETF Capital Management, explique que si les règles relatives aux indices ont été créées à la suite de projections préalables, « le fonds pourrait ne pas être solide puisque son rendement pourrait avoir été optimisé. C’est-à-dire qu’à l’avenir ce rendement pourrait ne pas se répéter parce qu’il est possible que de tout petits ajustements aient permis cette performance supérieure. Et, pour le savoir, vous devrez consulter les documents sur la méthodologie indicielle, ce qui n’est pas pratique pour l’investisseur moyen. Les conseillers doivent également évaluer la performance sur plusieurs cycles de marché. L’indice surpasse-t-il les indices S&P ou MSCI au fil du temps ? », ajoute-t-il.

Un rendement spectaculairement inférieur ou supérieur indique un écart de suivi, et donne à penser que le fonds est mal bâti (voir l’encadré « Les déviations et le rééquilibrage », ci-dessous. « Mais un petit écart de suivi peut être justifié. C’est qu’afin de réduire les frais on n’utilise qu’un échantillon représentatif pour évaluer l’indice », explique M. Berman.

Un FNB amélioré, pour sa part, devrait surclasser le marché au fil du temps.


Lisa Maccoll est rédactrice financière.

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