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Économie

Performance des actifs : le point de vue d’un pro

8 juillet 2013 | La rédaction | Commenter

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Hanif Mamdani est vice-président, Titres à revenu fixe, et chef, Placements alternatifs, chez RBC Gestion mondiale d’actifs. Il gère notamment le Fonds d’obligations à rendement élevé PH&N, ainsi que le Fonds à rendement absolu PH&N (un fonds de couverture). Il a répondu aux questions de notre site jumeau, Advisor.ca :

Quelles sont vos perspectives globales à court et long terme?

Tant que les mesures quantitatives expansionnistes sont en place, la croissance des actifs se poursuit et les marchés des capitaux restent en forte activité en raison des liquidités abondantes.

Bien que je ne sois pas emballé par la valorisation de la plupart des catégories d’actifs à l’heure actuelle, tant que la Fed continuera d’injecter des niveaux de liquidités sans précédent dans le système, les tendances récentes dans les marchés vont se poursuivre.

À long terme, il y aura peut-être un prix à payer pour avoir fait autant fonctionner la planche à billets. Cela pourrait se traduire, au bout du compte, par une hausse de l’inflation ou des attentes d’inflation. Cela pourrait se produire dans les deux prochaines années, ou prendre un plus de temps, disons trois ou quatre ans.

Quels sont les dangers difficiles à percevoir?

Un danger serait un scénario de surchauffe dans le marché des actions. Il semble que plusieurs investisseurs institutionnels et de détail aient abandonné les actions après 2008, en faveur de titres à revenu fixe et d’autres placements supposés plus sûrs.  Les évaluations bon marché « post-2008 » de ces titres ont permis aux investisseurs d’obtenir des rendements qui remplaçaient ceux des actions. C’était le cas pour les obligations de société, les obligations à rendement élevé, les obligations adossées à des actifs et les titres d’immobilier commercial.

Cependant, l’attrait de ces investissements à revenu fixe semble avoir été exagéré, et dans plusieurs cas ils sont surévalués. À l’inverse, les actions sont évaluées de façon juste, peut-être même en deçà des multiples historiques.

Cette situation pourrait ouvrir la porte à un retour massif vers les actions de la part d’investisseurs frustrés par la performance des titres à revenu fixe. La conséquence serait alors un marché des actions trop élevé par rapport aux données économiques fondamentales. Dans ce contexte, un événement économique négatif pourrait ensuite entraîner ensuite une chute prononcée des marchés.

Quelles sont vos perspectives pour les différents secteurs?

La plupart des composantes du marché à revenu fixe sont soit évaluées au maximum, soit surévaluées. De sorte qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions qui se démarquent de ce côté-là.

Les récentes prévisions pessimistes quant à l’économie et le secteur bancaire canadiens créent des occasions d’achat à court terme. Il est ainsi possible de détenir des supers entreprises qui ont généré de manière constante des rendements sur les capitaux de 15 % à 20 %, tout cela pour un prix de seulement neuf ou dix fois les bénéfices projetés. Je ne crois pas qu’un krach immobilier canadien pourrait décimer les banques qui sont centrées sur le marché national, par exemple la CIBC.



Ce texte est une adaptation d’un article de Vikram Barhat d’abord paru sur Advisor.ca.

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