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Pessimistes, les économistes québécois?

4 novembre 2008 | Commenter

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L’économie du Québec ne se redressera pas à court terme, croient les économistes québécois. En effet, 75 % des spécialistes sondés par la firme Léger Marketing sont d’avis que l’activité économique devrait se détériorer au cours des six prochains mois. Qui plus est, 88 % d’entre eux pensent que les gouvernements fédéral et québécois ne devraient pas hésiter à afficher un déficit budgétaire si la situation économique venait à se détériorer passablement au cours des prochains trimestres.

Selon Jean-Pierre Aubry, président du Comité des politiques publiques de l’Association des économistes québécois (ASDEQ) et porte parole de l’association, cette opinion très majoritaire des économistes québécois de ne pas voir l’équilibre budgétaire comme un dogme, illustre bien l’un des traits distinctifs de ce sondage.

Davantage recours à la tarification

Si les économistes s’entendent sur le besoin d’accepter un déficit budgétaire durant une courte période pour atténuer les effets de la crise financière sur l’économie du Québec, ceux-ci sont cependant partagés quant au mode d’intervention que devrait privilégier l’État. D’une part, 43 % estiment qu’il faut uniquement laisser fonctionner les stabilisateurs automatiques au risque d’entraîner le gouvernement en déficit. D’autre part, 45 % souhaiteraient une intervention plus active de l’État afin que ce dernier prenne des mesures additionnelles pour stimuler l’économie, au risque d’aggraver le déficit.

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