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Placement : le potentiel des fiducies d’entreprise

25 avril 2010 | Commenter

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fiducies1106pLa plupart des fiducies de placements immobiliers (FPI) et fiducies de revenu pétrolières et gazières sont présentement bien évaluées. Pourquoi ne pas alors regarder du côté des fiducies d’entreprise à petite capitalisation qui sont favorablement cotées et qui offrent un meilleur potentiel? C’est ce que suggèrent Leslie Lundquist et Les Stelmach, cogestionnaires principaux du Fonds de revenu Bissett, à Calgary, dans une chronique parue sur le site web de Morningstar Canada.

« L’industrie du courtage ne les suit pas comme elle le devrait, et les plus gros investisseurs institutionnels les ignorent », explique à Morningstar Mme Lundquist.

« Les FPI sont devenues très chères », ajoute-t-elle. Dans une large mesure, le nouveau régime fiscal régissant les fiducies de revenu et qui entrera en vigueur en 2011 ne  touchera pas les FPI, et il y a donc moins d’incertitude quant à leurs distributions.

Comme beaucoup fiducies et de sociétés énergétiques, les FPI ont connu une ascension impressionnante, dit-elle. Les deux gestionnaires de Bisset ont d’ailleurs commencé à vendre certains de leurs FPI et augmenter leur participation dans les fiducies d’entreprise.

Dans le secteur énergétique, le duo a encaissé les profits de certains avoirs et en a utilisé le produit pour investir dans des sociétés productrices d’énergie qui, pensent-ils, offrent une meilleure valeur relative.

La structure n’est pas le problème, dit Mme Lundquist. Il faut plutôt se demander : « Quelle est la capacité et la volonté de cette entité de distribuer aux investisseurs des flux de trésorerie disponibles? »

Fiducie ou indice

1an

3ans

5ans

10ans

Fonds de revenu Morneau Sobeco

31,2

1.8

s/o

s/o

Northern Property REIT

50,7

3,4

9,5

12,6

Indice plafonné fiducies d’énergie S&P/TSX

44,1

5,5

8,8

s/o

Indice plafonné FPI S&P/TSX

64,9

-3,5

8,0

13,8

Indice fiducies de revenu S&P/TSX

45,3

5,6

7,7

17,2

Pour les périodes terminées le 19 avril
Source : Morningstar

Fonds de revenu de Bisset

En bref :

  • Le fonds a un actif de 420 millions $, principalement constitué de fiducies de revenu, dont la plupart deviendront des sociétés imposables versant des dividendes élevés au moment de leur conversion, dit M. Stelmach.
  • Le fonds a 46 % de son actif principalement investi dans les fiducies d’entreprise, et également dans certaines actions ordinaires comme celles du géant des services de télécommunication Telus.
  • Le fonds a 26,5 % investis dans le secteur énergétique, 14,5 % dans celui de l’infrastructure et de l’électricité, et 13 % dans les FPI. Le fonds est constitué de 38 produits (ce qui est fait un fonds assez concentré, écrit Morningstar).

En détail :

  • Son plus gros actif est une fiducie d’entreprise, le Fonds de revenu Morneau Sobeco MSI.UN , qui représente 4,7 % du Fonds de revenu Bissett. Avec une capitalisation boursière de 548 millions $, Morneau Sobeco est un grand prestataire canadien de services de pension et d’avantages sociaux. L’entreprise offre des services de consultation et de sous-traitance dans ce domaine « complexe », dit Mme Lundquist, ainsi que « des solutions de santé et de productivité au travail ».
  • Morneau Sobeco a été un premier appel public à l’épargne au Canada en 2005, à 10 $ la part. « Nous l’avons achetée au PAPE et étoffée depuis, dit-elle. Et à une dizaine de fois les flux de trésorerie estimés pour 2010, c’est une évaluation raisonnable compte tenu de son niveau élevé de flux de trésorerie disponibles ».
  • Une fiducie d’entreprise à petite capitalisation qui offre de la valeur, aux dires des gestionnaires de Bissett, est Badger Income Fund BAD.UN , qui a une capitalisation boursière de 170 millions $. Il s’agit du plus gros prestataire canadien de services d’excavation non destructeurs. « Son avantage technologique est le camion Badger Hydrovac, principalement utilisé pour creuser dans les zones qui, avec un équipement de forage traditionnel, sont dangereuses ou difficiles d’accès », dit M. Stelmach. Les clients sont principalement les sociétés de services publics, de construction et d’énergie.
  • Badger a des marges de BAIIDA (bénéfice avant intérêt, impôts, dépréciation et amortissement) de plus de 25 %. Elle a annoncé son intention de se convertir en société à la fin de cette année et de « verser un dividende entre 75 % et 100 % de ses distributions actuelles ». En supposant que ses bénéfices seront pleinement imposables en 2011, Badger se négocie à un ratio cours/bénéfices de 12 fois les estimations de 2011, « ce qui est assez raisonnable compte tenu du niveau historiquement élevé du rendement de ses capitaux et d’autres données fondamentales », dit M. Stelmach.

Et les fiducies de placements immobiliers?

Dans le cas des FPI, dit Mme Lundquist, la stratégie est d’investir dans un panier de produits de manière à avoir une diversification géographique et par type de propriété. Une FPI d’appartements qui est « évaluée à un prix plus raisonnable que ses pairs » est Northern Property Real Estate Investment Trust NPR.UN. Elle a une capitalisation boursière de 570 millions $.

C’est le plus gros propriétaire résidentiel des Territoires du Nord-Ouest, du Nunavut et de Terre-Neuve-et-Labrador. Cette FPI est aussi un propriétaire résidentiel important dans le Nord de l’Alberta et de la Colombie-Britannique. De plus, elle possède des immeubles commerciaux dans ses marchés principaux. « Elle domine son créneau dans la partie nord du Canada », dit Mme Lundquist.

Northern Property se négocie à 13,4 fois les estimations de flux de trésorerie disponibles pour 2010 alors que pour d’autres FPI d’appartements comme Boardwalk REIT BEI.UN ce chiffre est de 17, et pour Canadian Apartment Properties REIT CAR.UN , il est de 14.

Le secteur énergétique
Dans le secteur énergétique, les deux gestionnaires ont récemment établi une position dans Canadian Oil Sands COS.UN , qui a une capitalisation boursière de 15 milliards $ et qui est la plus grosse fiducie de revenu.

« Nous considérons qu’elle offre une bonne valeur relative dans ce secteur », dit M. Stelmach. Cette fiducie produit du pétrole, qui jouit d’un cours ferme, et utilise le gaz naturel, qui a un cours relativement faible, comme apport, note-t-il. C’est aussi un producteur éprouvé dans le secteur des sables bitumineux et il a l’avantage, par rapport aux producteurs pétroliers classiques, de détenir des actifs à long terme.

Le rendement actuel de Canadian Oil Sands est « plutôt bas » à 4,5 %, dit M. Stelmach, mais la bonne nouvelle est que cette fiducie a un faible ratio de versements et pourrait augmenter ses distributions. La fiducie a annoncé son intention de se convertir en société et de « maintenir une politique de dividendes élevés ».

Enfin, Mme Lundquist et M. Stelmach ont réduit leurs avoir dans Crescent Point Energy Corp. CPG , qui est principalement une société productrice de pétrole, autrefois appelée Crescent Point Energy Trust et convertie à l’été 2009. « La conversion a été sans faille, dit M. Stelmach, et les investisseurs aiment l’action à juste titre, mais en ce moment elle est chère. »

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