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Placement : six titres américains à surveiller

21 avril 2010 | Commenter

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usa_etats-unis_investissement_425L’économie américaine reprend du poil de la bête, estime le site d’investissement  TheStreet.com. Cela se reflète notamment dans les dépenses des ménages aux États-Unis et, par ricochet, dans la colonne des ventes des entreprises du secteur de la consommation, qui montrent des signes encourageants.

TheStreet.com attend avec impatience les prochains résultats financiers des grandes sociétés qui dominent le secteur de la vente au détail au sud de la frontière et dans le monde. Voici ce qu’on prévoit pour six géants de la consommation cotés à la Bourse de New York (tous les montants sont exprimés en dollars américains).

1- PepsiCo (PEP)
Pepsi a récemment acheté deux embouteilleurs (Pepsi Bottling et PepsiAmericas) pour la somme de 7,8 milliards de dollars. Maintenant, le défi pour Pepsi consiste à intégrer les activités de ces deux entreprises qui sont censées procurer des économies d’échelle de 400 millions de dollars d’ici 2012. En effet, cette intégration doit se réaliser en même temps que Pepsi doit relancer les ventes de ses boissons gazeuses dans les marchés matures, où on note un certain relâchement. Pepsi a publié de bons résultats lors du 4e trimestre de 2009. Les analystes scruteront donc à la loupe ceux du 1er trimestre de 2010. Les analystes de la firme Argus Research ont fait passer de 4,16 $ à 4,18 $ leurs prévisions du bénéfice par action (BPA) de PepsiCo pour l’ensemble de l’exercice 2010.

2-Coca Cola (KO)
Le grand rival de Pepsi est lui aussi en mode acquisition. En février, il a mis la main sur Coca-Cola Enterprises, l’un des plus importants embouteilleurs en Amérique du Nord. Les analystes ont généralement bien accueilli cette nouvelle. En effet, cette acquisition permettra à Coca Cola de réduire ses coûts, d’enrichir son offre de produits et de fidéliser davantage sa clientèle. L’ennui, c’est que Coca-Cola Enterprises ne contribuera pas à la rentabilité de la maison mère avant 2012. Entre-temps, Coca Cola devra faire comme Pepsi : gagner des parts de marché en Amérique du Nord avec ses boissons gazeuses. De plus, elle devra s’assurer que ses ventes continueront de progresser à l’international. Pour 2010, Coca Cola devrait générer un BPA de 3,43 $, estiment les analystes d’Argus Research.

3- Procter & Gamble (PG)
Le fabricant des couches Pampers n’a pas attendu que la reprise économique soit définitivement en selle. Il a fait le pari de lancer de nouvelles gammes de produits, dont les couches pour bébés Pampers Max Dry et le shampoing Pantene à formule «réinventée», alors que l’incertitude régnait encore. Certains analystes estiment qu’il s’agit de la plus grande offensive commerciale de Procter & Gamble au cours des 30 dernières années. Au plan mondial, Procter & Gamble devra montrer qu’elle est capable de soutenir la concurrence au Brésil et en Inde, notamment pour ce qui est des dentifrices, de la lessive, des couches pour bébés et des produits d’hygiène buccale. Les analystes sont satisfaits des efforts que déploie Procter & Gamble pour consolider ses parts de marché dans les pays émergents, mais ils sont curieux de voir comment cela se reflétera sur sa rentabilité. Le courtier BMO Marchés des capitaux a augmenté de 4,10 $ à 4,12 $ sa cible de BPA pour 2010.

4- Kimberly-Clark (KMB)
Lorsque Kimberly-Clark publiera ses prochains résultats financiers, les analystes les examineront à la lumière du prix des matières premières. C’est que le détenteur des marques Kleenex, Scott, Huggies et Kotex est la merci des cours de la pâte de papier et du polypropylène, qui sont à la hausse depuis un certain temps. Or, Kimberly-Clark ne peut pas augmenter le prix de ses produits indéfiniment, ce qui fait sourciller les analystes. L’entreprise est tout à fait consciente de la faiblesse de sa marge de manœuvre, c’est pourquoi elle a choisi de répliquer en lançant des articles novateurs (comme des couches contre l’incontinence au design discret) qu’elle commercialise à l’aide d’un marketing au ton bon enfant. Pour financer les budgets en hausse du côté de la mise en marché, Kimberly-Clark a mis en place en programme de réduction des dépenses dans ses autres unités d’affaires. Elle espère ainsi dégager de 400 à 500 millions de dollars de 2011 à 2013. Pour l’exercice 2010, la firme prévoit réaliser un BPA de 4,80 $ à 5,00 $. Les analystes anticipent 4,87 $.

5- Colgate-Palmolive (CL)
À l’échelle planétaire, 30 % des brosses à dents manuelles et 45 % des dentifrices vendus sortent des usines de Colgate-Palmolive. Dire que cette entreprise maîtrise l’art de contrôler son secteur est un euphémisme ! Voilà pourquoi les analystes sont unanimes à vanter ses mérites. En 2009, Colgate-Palmolive a amélioré sa marge bénéficiaire de 300 points de base et ses fonds autogénérés de 42 %. Pour l’exercice 2010, les analystes prévoient que la société réalisera un chiffre d’affaires de 16 milliards de dollars et que ses marges brutes atteindront 60 %. Le dentifrice Sensitive Pro-Relief, le nouveau produit vedette de Colgate-Palmolive, devrait mener le palmarès des ventes (lucratives) de dentifrices destinés aux personnes qui ont des dents sensibles. À lui seul, ce marché est évalué à 1 milliard de dollars par année. Devant ces perspectives réjouissantes, les analystes de Morningstar ont fixé à 92 $ le cours-cible de l’action de Colgate-Palmolive.

6- Johnson & Johnson (JNJ)
Les investisseurs vont surveiller de près le lancement attendu du Telaprevir, le nouveau médicament de Johnson & Johnson pour traiter l’hépatite C. Des analystes disent qu’il s’agira de la plus importante initiative de Johnson & Johnson pour les 24 à 36 prochains mois. On s’attend à ce que le Telaprevir reçoive son autorisation de vente en 2011 et qu’il génère des revenus de 2,14 milliards de dollars dès 2013. D’ici là, Johnson & Johnson devra compter sur la popularité des médicaments Velcade, Prezista, Risperdal Consta et Concerta pour garnir ses coffres. L’entreprise recevra également un coup de main de sa filiale spécialisée dans la fabrication d’appareils médicaux, qui devrait produire de bons résultats. Le marché des produits d’orthopédie reprend graduellement du tonus, particulièrement aux États-Unis. Les experts du courtier JP Morgan croient que Johnson & Johnson affichera au 1er trimestre un BPA de 1,30 $, ce qui est supérieur au consensus du marché, et que les revenus se chiffreront à 15,7 milliards de dollars.

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