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Attention au grand ménage de fin d’année

30 novembre 2015 | La rédaction | Commenter

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En cette fin d’année qui arrive à grands pas, certains de vos clients pourraient être tentés de prendre des décisions précipitées quant à leurs placements. Voici trois erreurs qu’ils ont intérêt à éviter.

« Le 31 décembre est la date butoir pour effectuer toute modification pouvant affecter » la facture fiscale de vos clients, rappelle Christine Benz, directrice des finances personnelles à Morningstar.

Toutefois, avant de rééquilibrer leur portefeuille à la hâte ou de vendre des titres à perte, ils ont tout intérêt à vous consulter. Et à éviter ces trois pièges.

1- VENDRE POUR VENDRE

« Si vous êtes pris de court à l’approche de la fin d’année, n’essayez pas de faire une revue complète de votre portefeuille », conseille d’abord et avant tout Christine Benz dans sa dernière chronique.

En effet, la tentation peut être grande de vouloir se départir à tout prix de l’ensemble des titres qui se négocient en dessous du prix d’achat afin de diminuer le montant des impôts à payer. « On assiste parfois à un retour à la moyenne, souligne-t-elle, et les perdants de l’année précédente sont souvent les gagnants de l’année d’après. »

Ainsi, les marchés boursiers hésitants des six derniers mois ont peut-être miné le rendement de fonds de haute qualité, qui mériteraient cependant d’être conservés. À titre de professionnel de la finance, vos conseils peuvent aider vos clients à y voir plus clair, à mettre les choses en perspective et à faire les bons choix.

De plus, elle suggère aux investisseurs en manque de temps de définir des priorités. Par exemple, les meilleurs candidats de vente à perte, comme elle les désigne, se trouvent souvent parmi les fonds de marchés émergents, de ressources naturelles, de marchandises et de métaux précieux. Ces pertes, comme on le sait, contribueront à faire diminuer le montant des gains imposables.

2- RÉÉQUILIBRER POUR RÉÉQUILIBRER

Le rééquilibrage périodique du portefeuille s’avère un exercice nécessaire et recommandé. Il permet notamment de réduire le risque, de s’assurer que les actifs, dans leur ensemble, respectent le profil de l’investisseur ou d’améliorer le rendement potentiel.

Toutefois, si cet exercice est logique sur le plan de l’optimisation du portefeuille, « il peut aussi faire augmenter les coûts de transaction et les dépenses fiscales », prévient Christine Benz.

Voilà pourquoi elle conseille de réserver le rééquilibrage aux comptes libres d’impôt, comme les REER et les CELI, car les ventes de titres ne sont pas imposables dans le cadre de ceux-ci, et de minimiser les transactions dans les comptes imposables.

3- ACHETER TROP TARD

Si l’exercice du rééquilibrage de fin d’année révèle que le portefeuille de votre client est sous-pondéré dans une certaine catégorie d’actifs ou dans un certain secteur, il faut alors éviter autant que possible de rectifier le tir au quatrième trimestre.

La raison est simple : si votre client ajoute un titre dans un compte imposable avant qu’il verse une distribution, écrit-elle, il sera imposé sur des gains dont il n’aura pas profité.

« Si vous voulez faire des ajustements immédiats, il est préférable de se concentrer sur les fonds négociés en Bourse, qui ont tendance à être efficaces pour réduire les distributions imposables », préconise la spécialiste en finances personnelles.

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