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Planification de la retraite : des boomers bien différents de leurs parents

7 septembre 2010 | Commenter

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couple_retraite_boomers_425Jason Whitby, du site Investopedia.com, explique en quoi la planification de la retraite des baby-boomers est fondamentalement différente de celle de leurs parents.

À la base des distinctions figurent deux points cardinaux :

1. L’espérance de vie des boomers
Typiquement, les parents des boomers travaillaient d’arrache-pied jusqu’à l’âge normal de la retraite (65 ans), puis ils vivaient de leur pension pendant une dizaine d’années avant de décéder. Les boomers, eux, peuvent espérer vivre durant une trentaine d’années à la retraite avant de passer l’arme à gauche. Cette longévité accrue a de lourdes conséquences sur les aspects financiers et psychosociaux des futurs retraités.

2. Une retraite active
Rares sont les parents des boomers qui, une fois retraités, ont sillonné l’Europe et l’Asie, par exemple. En effet, indique Jason Whitby, c’étaient des enfants de la crise habitués à vivre frugalement et qui ont pratiqué les vertus de l’épargne, même durant leur retraite. Au contraire, leurs enfants ont vécu dans une ère d’abondance sans précédent. Pas question pour eux de se restreindre lorsqu’ils seront retraités. À leur horaire figurent des voyages, des sorties, des achats de voitures, etc. Or, pour combler ces besoins pendant longtemps, il faut beaucoup d’argent, nettement plus que ce qui a été nécessaire à leurs parents pour financer leurs vieux jours.

Plusieurs autres points importants séparent les boomers de leurs parents, ajoute Jason Whitby :

– Les boomers devront compter sur leur épargne personnelle plutôt que sur des rentes de caisses de retraite d’employeurs pour financer leur retraite.

– Ils devront composer avec des taux d’intérêt à la hausse. Les parents des boomers, eux, ont connu l’âge d’or de la baisse des taux d’intérêt. Lorsqu’ils ont commencé à partir à la retraite, au début des années 1980, ces taux culminaient à près de 20 %. Trente ans plus tard, ils avoisinent 1 %. La diminution des taux d’intérêt a plus que profité aux épargnants qui détenaient des obligations négociables. Pour leur part, les boomers font face à la situation inverse et devront vivre leur retraite dans un environnement favorable aux hausses des taux.

– Les boomers disposent d’un grand choix de produits de placement. Certes, cela leur permet de diversifier leurs sources de revenus, mais aussi de perdre de l’argent de toutes sortes de façons.

Comme rien n’est pareil entre ces deux générations, que doivent faire les boomers pour s’assurer d’une retraite confortable ?

Se bâtir un portefeuille diversifié
En raison de la fiscalité pénalisante liée aux revenus d’intérêt, les boomers doivent détenir des titres qui génèrent des dividendes, des gains en capital et du remboursement de capital. Cela signifie qu’ils doivent accepter de courir certains risques financiers.

Ne pas augmenter leur pondération en obligations
Avec la chute des taux d’intérêt, le réinvestissement des obligations qui arrivent à échéance pose un sérieux problème aux boomers. En effet, pour générer le même niveau de revenu d’intérêt, ils doivent acheter davantage d’obligations. Mais, ce faisant, ils augmentent le niveau de risque de leur portefeuille vis-à-vis de l’inflation et des hausses futures des taux. Les boomers doivent éviter ce piège, dit Jason Whitby, et ne pas modifier la pondération des actifs de leurs portefeuilles. À la place, ils doivent affiner la gestion de leurs obligations. Par exemple,  ils peuvent réinvestir les titres obligataires sur de plus courtes périodes durant la période où les taux d’intérêt sont bas. De cette façon, lorsque leurs obligations viendront à terme, ils seront en mesure de les réinvestir à un taux supérieur.

Faire attention aux titres à rendement élevé
Les obligations à rendement élevé sont accompagnées d’un niveau de risque accru par rapport à des produits sûrs, comme les obligations gouvernementales. Certes, détenir de tels titres peut contribuer à donner du tonus au rendement global d’un portefeuille, mais il faut savoir les doser. L’aide d’un conseiller expert en planification de la retraite sera d’un grand secours à ce chapitre.

Choisir les bonnes actions à dividendes
Ici aussi, les boomers doivent faire la part de choses. Ceux qui font le plein tous azimuts d’actions à dividendes se trouvent à concentrer leurs portefeuilles, car ces sont habituellement les entreprises de certains secteur précis (comme les banques et les services publics) qui versent des dividendes. En outre, ils doivent vérifier la qualité des actions qu’ils sélectionnent, car ils pourraient se retrouver pris avec des actions de sociétés qui n’hésiteront pas à sabrer dans leurs dividendes advenant des difficultés financières.

De nombreux défis attendent donc les baby-boomers qui préparent activement leur retraite. Jason Whitby souligne que la plupart d’entre eux ne pourront pas s’en sortir sans l’aide d’un conseiller aguerri. En effet, leur portefeuille doit générer un rendement global apte à répondre à leurs besoins de retraite. Il ne doit pas être conçu pour produire bêtement des revenus d’intérêts et de dividendes, conclut Jason Whitby.

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