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Accréditation

Plus cher pour les investisseurs étrangers en Grande-Bretagne

25 novembre 2014 | La rédaction | Commenter

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Les riches investisseurs devront mettre davantage la main à la poche s’ils veulent s’installer au Royaume-Uni, rapportent Les Échos.

Une nouvelle réglementation plus contraignante vient en effet d’entrer en vigueur sur les permis de séjour destinés à attirer à Londres les millionnaires non européens.

L’objectif est de « combattre les abus tout en renforçant la réputation du pays en tant que terrain privilégié pour les affaires », a déclaré James Brokenshire, le ministre de l’Immigration et de la Sécurité.

Soutenir l’économie britannique

De juin 2013 à juin 2014, les autorités britanniques ont ainsi délivré quelque 735 de ces visas « investisseur », soit une hausse de 40 % en un an. Les premiers à en bénéficier ont été les Chinois, avec 295 permis obtenus, suivis par les Russes (180), puis par les ressortissants d’ex-républiques de l’URSS et de pays du Moyen-Orient.

Pour obtenir leur permis de séjour, les non-Européens seront désormais tenus d’investir deux millions de livres sterling (3,5 M$) sur cinq ans en Grande-Bretagne, contre un million auparavant.

Par ailleurs, l’intégralité des fonds qu’ils investissent devra soutenir l’économie nationale, c’est-à-dire être placée dans des participations au capital d’entreprises britanniques ou en obligations du Trésor. Auparavant, les riches étrangers pouvaient consacrer jusqu’à 25 % de leur investissement dans l’immobilier.

Renforcement du contrôle des fonds

Selon le Financial Times, le but de cette mesure serait avant tout de « rassurer » la population « angoissée » par la spéculation immobilière, qui a atteint des sommets depuis la crise de 2008.

Autre changement : les nouveaux venus ne seront plus obligés de combler le montant manquant en cas de diminution de la valeur de leur portefeuille sous la barre des deux millions de livres. En revanche, s’ils en cèdent une partie, ils devront injecter d’autres fonds afin de maintenir leur investissement global au niveau minimum exigé.

Enfin, l’administration britannique a décidé de renforcer les contrôles sur l’origine des fonds investis pour éviter d’attirer de l’argent sale.

Pas d’impact majeur

« Les autorités pourront refuser un dossier si elles ont de bonnes raisons de croire que le ressortissant ne contrôle pas les fonds investis, qu’ils ont été obtenus de manière frauduleuse, ou si le caractère, le comportement ou les relations d’un individu apportant les fonds induisent qu’accepter cet investissement pourrait porter préjudice à l’intérêt collectif », explique le cabinet d’avocats Richmond Chambers.

Toutefois, ce durcissement de la législation ne devrait pas avoir d’impact majeur, estime Nick Rollason, du cabinet Kingsley Napley.

« Nos clients nous disent qu’investir deux millions de livres ne sera pas un problème pour eux, et l’immense majorité passe par des gestionnaires de fortune qui leur garantissent que leurs fonds seront investis au bon endroit », précise l’analyste.

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