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Argent

Plus d’actions, moins d’obligations, dit VMBL

22 février 2013

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Sylvain Ratelle et son équipe ont frotté leur boule de cristal afin de voir ce qui attend les investisseurs pour 2013.

Pour ce qui est des portefeuilles en général, il faut privilégier davantage les actions au détriment des obligations, et ce, dans une proportion deux tiers/un tiers. En effet, l’environnement économique mondial laisse place graduellement à une croissance du PIB réel plus soutenable, estime le vice-président et stratège à Valeurs mobilières Banque Laurentienne. Du côté des États-Unis, l’amélioration modeste des conditions économiques s’avèrera vitale pour les autres pays industrialisés et émergents.

Le redressement des finances publiques à Washington reste à compléter, mais le secteur privé américain a pris son erre d’aller. De l’autre côté de l’Atlantique, on prévoit un peu moins d’agitation en Europe cette année, malgré une récession qui persiste dans la zone euro.

Sylvain Ratelle s’attend à ce que les principales banques centrales soient plus proactives cette année, ce qui devrait relancer quelque peu l’appétit du risque. Tous ces éléments contribueront à renforcer la stabilité économique et financière encore fragile. L’inflation restera vraisemblablement sous contrôle à l’échelle planétaire, ce qui représente un scénario idéal pour les marchés boursiers qui n’auront pas à se soucier d’une hausse prononcée des taux d’intérêt.

« Dans l’ensemble, le portrait économique et financier nous amène à recommander de rééquilibrer les portefeuilles. Nous favorisons donc une surpondération de la portion actions et parallèlement, une sous-pondération de la portion des obligations », soutient Sylvain Ratelle. Ce positionnement permettra d’éviter une stratégie d’investissement trop conservatrice afin de bénéficier de l’élan positif des actions.

Les investisseurs devraient privilégier les titres américains et internationaux. Aux États-Unis, la croissance prévue des bénéfices des entreprises pour les deux prochaines années, combinée à une évaluation sous la moyenne historique et à l’appétit pour le risque des investisseurs, fait en sorte que la tendance du marché est maintenant positive. « Le moment est propice pour surpondérer dans les titres américains, tout comme dans d’autres titres étrangers », conseille Sylvain Ratelle.

Ailleurs dans le monde, la fragilité de la zone euro demeure persistante. Elle pourrait toutefois s’atténuer partiellement au cours de l’année 2013, si les conditions financières continuent de s’améliorer et que « l’économie retrouve le droit chemin ».

Dans les pays émergents, la plus grande partie de l’année 2012 a été marquée par une décélération de la croissance. L’année 2013 devrait être à contresens. L’amélioration des conditions économiques aux États-Unis bénéficiera progressivement au secteur externe des économies émergentes; d’ailleurs, une amélioration des exportations chinoises était déjà observée fin 2012. « Toutefois, la performance relative des marchés émergents ne devrait pas être aussi spectaculaire que lors des dernières périodes de reprise des marchés », prévient l’expert.

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