A A A
Épargne

Plus de 40 % des Québécois n’ont pas épargné en 2014

20 janvier 2015 | La rédaction | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Près de la moitié des Québécois (42 %) n’ont pas épargné ni investi l’an dernier, indique un sondage publié hier par la firme Universitas, spécialisée dans les régimes enregistrés d’épargne-études (REEE) au Québec et au Nouveau-Brunswick.

Réalisée en ligne par CROP du 16 au 20 octobre dernier auprès de 1 000 personnes, cette enquête d’opinion révèle que cette situation est particulièrement fréquente chez les 18-34 ans, dont plus de la moitié (55 %) affirment ne pas avoir épargné en 2014.

Le REER et le CELI ont la cote

Toutefois, les données indiquent que ceux qui ont choisi d’investir continuent d’opter pour des modes d’épargne plus traditionnels, dont le régime enregistré d’épargne-retraite (REER, 36 %) et le compte d’épargne libre d’impôt (CELI, 32 %).

D’autres types d’investissements, tels que les actions en Bourse, les REEE et l’immobilier, récoltent quant à eux un faible pourcentage, soit respectivement 11 %, 8 %, et 5 %.

D’après ce sondage, lorsque les répondants tiennent compte de leur situation financière actuelle, ils sont proportionnellement plus nombreux à croire qu’ils devraient prioriser le CELI (30 %) comme type de placement, suivi du REER (21 %) et du REEE (4 %).

En outre, 72 % des répondants affirment avoir investi moins de 1 000 dollars dans leur REEE en 2014, comparativement à la moyenne canadienne qui est de 1 474 dollars, selon Statistique Canada.

Méconnaissance des REEE

L’enquête montre aussi que les Québécois connaissent mal les REEE, au point que les deux tiers d’entre eux (66 %) ignorent le fait que les deux paliers de gouvernement offrent des subventions importantes quand on y investit.

En effet, alors que le montant total des subventions peut atteindre jusqu’à 12 800 dollars par enfant, seuls 7 % des répondants en sont conscients, souligne Universitas. De plus, la grande majorité des personnes sondées (60 %) ignorent que le montant maximum à vie pouvant être investi dans un REEE est de 50 000 dollars.

Qui investit dans un REEE ?

Le sondage mené pour le compte d’Universitas montre que :

• les 34-54 ans sont deux fois plus nombreux (13 %) que les 18-34 ans (6 %) à y avoir placé de l’argent en 2014 ;

• ce sont les personnes les plus scolarisées qui ont tendance à y investir le plus ;

• près du tiers (27 %) des répondants ayant un revenu familial de 100 000 dollars et plus y ont investi plus de 5 000 dollars l’an dernier, comparativement à 9 % en 2012 ;

• les francophones sont plus nombreux à ne pas y avoir investi en 2014 (45 %) que les anglophones (29 %) ;

• les hommes s’y intéressent davantage (42 %) que les femmes (31 %), celles-ci privilégiant plutôt le CELI (35 %, contre 28 % pour les hommes).



La rédaction vous recommande :

Loading comments, please wait.
Rogers médias numériques