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Pousser plus loin la diversification en actions

7 janvier 2013 | La rédaction | Commenter

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Lorsqu’il s’agit de diversifier la composante en actions d’un portefeuille, on peut bien sûr sélectionner des titres de zones géographiques différentes, comme les actions canadiennes, américaines ou européennes. Mais la diversification peut aussi se faire en fonction de certaines caractéristiques fondamentales des actions, souligne Paul Kaplan, directeur de la recherche chez Morningstar Canada.

La diversification peut notamment être effectuée en favorisant soit des actions qui misent sur la « valeur », soit des actions qui misent sur la croissance. Cette méthode d’allocation d’actifs est valable tant pour les titres individuels que pour les fonds communs d’actions, puisque ces derniers ont habituellement un biais dans un sens ou dans un autre. « Nous trouvons que de nombreux gestionnaires ont des penchants dans leurs portefeuilles, pour la valeur ou la croissance, ou encore pour les grandes capitalisations ou les petites», note M. Kaplan dans une entrevue diffusée sur le site Morningstar.ca.

Les actions qui misent sur la « valeur » offrent typiquement des dividendes élevés, et le prix du titre comporte peu de potentiel de croissance. À l’inverse, les actions qui misent sur la croissance offrent peu ou pas de dividendes, mais le prix du titre a un très fort potentiel de croissance. On peut considérer que toutes les actions se situent quelque part entre les deux extrémités de ce spectre.

Des impacts à long terme
Une diversification qui tient compte de ces critères peut avoir un impact à long terme sur la valeur des portefeuilles des clients. « L’effet de valeur stipule que les actions qui ont des ratios d’évaluation plus faibles tendent à surclasser celles dont les ratios d’évaluation sont élevés », affirme M. Kaplan. L’investisseur doit donc décider s’il croit, qu’à l’avenir, les titres de « valeur » vont continuer à surclasser les titres de croissance, dans une perspective de long terme. En fonction de son positionnement sur cette question, il peut choisir une diversification qui penche d’un côté ou de l’autre, ou encore rechercher un effet neutre.

Morningstar a développé dans les années 90 sa « Matrice de style », un outil graphique qui permet de situer les différentes actions ou les différents fonds d’actions. Ceux-ci sont classés en fonction de leur penchant vers la «valeur » ou vers la croissance d’une part, et d’autre part en fonction de la taille de leur capitalisation.

Petite ou grande capitalisation

Même si les titres de très grandes entreprises constituent souvent la base d’un portefeuille d’actions, des études universitaires ont démontré au cours des années que les titres à petite capitalisation performent mieux à long terme. Une diversification qui tient compte de ce phénomène est donc souhaitable. « L’effet de taille stipule que si l’on a des portefeuilles de petites compagnies, mesurées en termes de capitalisation boursière, celles-ci tendent à surclasser les compagnies à grande capitalisation à long terme », explique M. Kaplan. Il est donc essentiel de ne pas limiter la diversification d’un portefeuille d’actions à une différenciation entre zones géographiques ou entre secteurs d’activité, comme la santé, les ressources naturelles, etc.

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