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Près de 50 000 logements saisis l’an dernier… en Espagne

2 juin 2014 | Rémi Maillard | Commenter

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L’an dernier, les banques espagnoles ont saisi près de 50 000 logements, soit 11 % de plus qu’en 2012, selon des chiffres publiés récemment par la Banque d’Espagne.

Il s’agit en grande majorité de résidences principales, rapporte le site français Challenges.fr. Dans plus de 40 % des cas, les clés ont été remises de manière volontaire, notamment par l’entremise d’une procédure permettant de céder aux banques sa maison pour solder ses dettes.

Mais celles-ci ont dû faire appel à la justice pour récupérer plus de 28 000 habitations, ce qui représente une augmentation de 18,5 % par rapport à 2012.

Depuis le début de la crise économique et financière en 2008, les expulsions de propriétaires et de locataires surendettés ont provoqué l’indignation de nombreux Espagnols, notamment à la suite de plusieurs suicides de personnes qui allaient se retrouver à la rue.

Selon la Banque centrale espagnole, les expulsions d’habitants « réelles » demeurent cependant un phénomène relativement limité : en 2013, seuls 2 060 logements occupés auraient en effet été saisis à la suite d’une procédure judiciaire.

La situation au Québec

Les observateurs du secteur de l’habitation assurent que la situation de ce côté-ci de l’Atlantique n’a rien de comparable. « Les saisies de maisons existent bien au Québec, mais elles sont marginales dans le marché immobilier provincial », relève Philippe Langlois, directeur commercial de la firme GDL Crédit Ressource.

Depuis le début de l’année, les propriétaires québécois sont toutefois de plus en plus nombreux à devoir rendre leur résidence à leur prêteur hypothécaire.

Selon les chiffres GDL Crédit Ressource, 2 073 propriétaires ont été dans ce cas l’an dernier, alors que pour les quatre premiers mois de 2014 les « délaissements » de maisons concernent déjà 822 personnes.

D’après Philippe Langlois, la majorité des délaissements proviennent d’un non paiement de l’hypothèque mensuelle dû, par exemple, à un divorce, une perte d’emploi ou d’autres difficultés financières personnelles.

Pour éviter de se retrouver dans une telle situation, l’analyste recommande de « toujours payer l’hypothèque de sa résidence ». Et si un propriétaire en est incapable, « il doit essayer de vendre avant la saisie par le créancier, à moins que la somme due soit supérieure à la valeur marchande du bien immobilier ».

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