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Près de la moitié des enfants canadiens dans la vingtaine habitent chez leurs parents

30 avril 2008 | Commenter

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Le syndrome Tanguy existe bel et bien au Canada. Il est même en hausse. En effet, selon le recensement de 2006 de Statistique Canada, 44 % des Canadiens de 20 à 29 ans habitaient encore dans la demeure familiale, contre 41 % en 2001 et 32 % en 1986.

La présence d’enfants adultes à la maison représente un défi pour les finances parentales, mais elle leur donne aussi certaines opportunités, entre autres au niveau fiscal, avance François Louis-Seize, directeur régional du bureau Montréal Champlain Groupe Investors.

« De plus en plus, les Canadiens reportent à plus tard le mariage et les enfants, quittent le domicile familial à un âge plus avancé et restent plus longtemps aux études, soutient-il. Il est important que les parents baby-boomers prennent conscience des conséquences de ce phénomène aussi bien sur leur vie personnelle que sur leurs plans financiers. »

Selon M. Louis-Seize, pour les parents, le passage tardif de leur progéniture à la vie adulte peut amener son lot d’inconvénients, tels que l’augmentation des dépenses, la difficulté à épargner suffisamment, et peut-être même une perte de liberté. Le directeur régional d’Investors offre quelques conseils pour éviter du stress aux parents, du ressentiment ou encore des difficultés financières.

– Premièrement, les parents devraient traiter l’enfant en adulte en exigeant qu’il paie une pension, un loyer ou qu’il participe aux tâches ménagères ou aux dépenses familiales. S’ils n’exigent pas de loyer, les parents devraient au moins favoriser l’indépendance financière de l’enfant en imposant des conditions à son hébergement, comme d’épargner de l’argent afin de verser un acompte sur sa future résidence.

– Par ailleurs, malgré les coûts, vivre avec son enfant adulte pourrait constituer un avantage fiscal dont il faut tirer partie. Par exemple, si l’enfant étudie et ne paie pas d’impôt, il peut transférer à un de ses parents jusqu’à 750 $ en crédits d’impôt fédéraux combinés pour études et pour frais de scolarité. Des crédits d’impôt québécois peuvent aussi se prêter à une stratégie semblable (réf : dépliant Crédit d’impôt pour frais de scolarité ou d’examen IN-112, Revenu Québec).

– Finalement, les parents peuvent déclarer le loyer qu’ils exigent de leur enfant comme un revenu, mais ils devront prouver aux autorités fiscales que ce loyer correspond à sa juste valeur marchande. Toutefois, si l’enfant verse une pension qui couvre uniquement sa part pour l’épicerie et l’entretien de la maison, les autorités fiscales disent que ce revenu n’a pas à être déclaré et que les dépenses ne peuvent être déduites.

En bout de ligne, il est surtout important de s’assurer que le plan de retraite des parents n’est pas compromis par les enfants adultes qui demeurent encore dans la demeure familiale.

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