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Prêts hypothécaires : les Québécois veulent la sécurité

31 mars 2015 | La rédaction | Commenter

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Plus de la moitié des Québécois choisissent de profiter du niveau historiquement bas des taux d’intérêt actuels en fixant les paiements mensuels de leur prêt hypothécaire, selon un sondage publié hier par la Banque CIBC.

Il s’agit d’une nette augmentation par rapport à 2014 et à 2011, années où ce pourcentage s’établissait respectivement à 48 % et à 45 %.

Menée du 5 au 8 mars par Nielsen Consumer Insights auprès de 1 015 personnes d’un océan à l’autre, cette enquête d’opinion téléphonique montre que 58 % des répondants québécois choisiraient un taux fixe s’ils devaient souscrire, refinancer ou renouveler un prêt hypothécaire aujourd’hui (contre 57 % de moyenne nationale).

« Sécurité et tranquillité d’esprit » 

Par ailleurs, 30 % choisiraient un prêt hypothécaire à taux variable, une proportion qui est restée stable au cours des cinq dernières années, tandis que 11 % se disent indécis entre un taux fixe et un taux variable (ce pourcentage était de 19 % en 2014 et de 25 % en 2011).

Enfin, sur le plan national, 44 % des répondants (36 % au Québec) estiment que les taux d’intérêt augmenteront d’ici un an (contre 47 % l’an dernier et 61 % en 2011), tandis que 42 % pensent qu’ils demeureront inchangés et que 9 % croient plutôt qu’ils diminueront durant cette période.

« Ces résultats confirment ce que bon nombre de nos clients nous disent, c’est-à-dire qu’ils ne s’attendent pas à ce que les taux baissent encore. De plus, dans le contexte actuel du marché immobilier, le fait de connaître le montant exact de leurs paiements hypothécaires au cours des quatre ou cinq prochaines années leur procure sécurité et tranquillité d’esprit », commente Barry Gollom, vice-président chez CIBC.

Voir plus loin que les taux d’intérêt

« Compte tenu du coût élevé de l’habitation, la constance et la sérénité financière associées à un prêt hypothécaire à taux fixe constituent un solide argument en faveur de ce type de taux », poursuit-il.

Cela dit, précise Barry Gollom, quand ils envisagent de souscrire, de refinancer ou de renouveler un prêt hypothécaire, les Canadiens « doivent voir plus loin que les taux d’intérêt ».

En effet, explique le dirigeant, même si leur pourcentage a « beaucoup de poids » lorsqu’il s’agit de faire un choix entre un taux fixe ou un taux variable, « il est extrêmement important de prendre une décision basée sur votre propre situation financière et sur votre capacité à assumer différentes obligations simultanément : paiements du prêt hypothécaire, dépenses courantes, épargne-retraite et épargne pour les études des enfants ».

Les faibles taux, une occasion à saisir

Les faibles taux qui prévalent en ce moment constituent une occasion à saisir pour les premiers acheteurs ou pour ceux qui envisagent de refinancer leur prêt, souligne Barry Gollom.

« Les propriétaires ont la chance unique de fixer leur taux à un niveau historiquement bas. Aussi, beaucoup de gens devraient en profiter pour augmenter les paiements de leur prêt pendant cette période favorable, de manière à en accélérer le remboursement », conclut-il.

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