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Prévenir les risques par la méthode de l’écart-type : oui, mais…

11 mars 2016 | La rédaction | Commenter

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risque_capital_425L’Institut des fonds d’investissement du Canada (IFIC) dit soutenir les propositions des Autorités canadiennes en valeurs mobilières (ACVM) sur la méthode de classification du risque des organismes de placement collectif. Dans son mémoire déposé mercredi, il suggère cependant quelques améliorations.

« De manière générale, les membres de l’IFIC recommandent une approche prescriptive à l’égard de la classification du risque des fonds, indique Joanne De Laurentiis, présidente et chef de la direction de l’IFIC. Afin de réduire le temps consacré à la formation et au développement de nouveaux systèmes et ainsi accélérer la mise en œuvre des changements, les ACVM préconisent l’utilisation de la méthode de l’écart-type qui est déjà largement répandue dans le secteur ainsi que la conservation de l’échelle de risque à cinq catégories dans l’aperçu du fonds. La méthode proposée par les ACVM profitera tant aux investisseurs qu’aux courtiers et aux gestionnaires de fonds. »

L’IFIC rappelle que la méthode de l’écart-type est déjà adoptée comme indicateur du risque par une grande partie du secteur. En 2003, un groupe de membres de l’IFIC s’est d’ailleurs servi de cette méthode pour élaborer des directives d’application facultative visant à fournir aux gestionnaires d’organismes de placements collectifs (OPC)  une méthode d’évaluation et de description du risque de volatilité uniforme.

« Le risque de volatilité est largement accepté comme méthode de représentation du risque et les recherches des ACVM indiquent que l’échelle de risque à cinq catégories utilisée dans l’aperçu du fonds est bien comprise par les investisseurs, souligne Mme De Laurentiis. Il s’agit d’un des nombreux types de risque pertinents pour les titulaires de comptes. Les investisseurs avisés pourront utiliser la mesure du risque présentée dans l’aperçu du fonds comme point de départ d’une discussion plus large portant sur le risque propre à leur situation particulière. »

PLACE À L’AMÉLIORATION

Dans son mémoire, l’IFIC demande cependant des éclaircissements sur certains aspects du modèle et propose des améliorations, notamment la création par les ACVM d’un comité consultatif semblable au groupe de travail de l’IFIC. Celui-ci aurait pour but de veiller à ce que la méthode proposée par les ACVM demeure pertinente.

L’IFIC recommande que le comité d’examen comprenne des représentants et des fournisseurs de données du secteur, de même que des universitaires et des employés d’organismes de réglementation afin de tirer profit de l’expertise de gens ayant une expérience pratique du domaine.

En outre, si la proposition des ACVM contient un certain nombre de critères pour choisir l’indice de référence des fonds dont l’historique est inférieur à 10 ans, le mémoire de l’IFIC souligne que d’autres directives devront être fournies à l’égard des fonds dont les antécédents de rendement sont limités ou inexistants et ceux pour lesquels il n’existe aucun indice de référence approprié comptant un historique de plus de 10 ans. Dans ces cas, il sera également nécessaire d’accorder aux gestionnaires une certaine latitude dans le choix d’un indice de référence approprié, selon l’IFIC.

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