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Immobilier

Prix des maisons : l’Ouest canadien en hausse

14 mars 2014 | La rédaction | Commenter

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Les prix des habitations au pays ont augmenté de 0,3 % en février, rapporte La Presse canadienne. Résultat, l’indice composé Teranet-Banque Nationale a atteint un nouveau sommet.

Les prix sont à la hausse dans chacun des cinq marchés couverts par l’indice dans l’Ouest. En revanche, ils ont chuté dans les cinq marchés métropolitains de l’Est, à l’exception de celui de Montréal.

Pour le quatrième mois de suite, un record a été établi à Vancouver et, pour la première fois depuis septembre 2007, à Calgary. Des augmentations ont aussi été enregistrées à Edmonton, Victoria et Winnipeg.

C’est à Halifax et à Québec que les prix des maisons ont le plus baissé. Une diminution des prix a également été constatée à Ottawa-Gatineau, dans la ville ontarienne de Hamilton ainsi qu’à Toronto.

Montréal est le seul marché de l’Est suivi par l’indice qui a connu une hausse (+0,7 %).

La tendance sur un an

Au cours des 12 derniers mois, l’indice a augmenté de 5 % en moyenne.

Les prix ont grimpé de 9,6 % à Calgary et de 7,7 % à Vancouver. Toronto a enregistré une hausse de 6,1 %, devant Edmonton (5,3 %) et Hamilton (5 %). Le marché montréalais, quant à lui, a progressé de 1,8 %.

À Québec, les prix ont baissé pour la première fois depuis 15 ans (-2 %).

L’indice Teranet-Banque Nationale recense les prix moyens des habitations dans 11 marchés métropolitains au pays. Il repose sur des données provenant des bureaux d’enregistrement foncier.

Les villes où les prix ont augmenté en février…
Victoria +0.9 %
Vancouver +0.9 %
Edmonton +0.6 %
Calgary +1,1 %
Winnipeg +0,5 %
Montréal +0,7 %

… et celles où ils ont baissé
Hamilton -0,1 %
Toronto -0,1 %
Ottawa-Gatineau -0,8 %
Québec -1,7 %
Halifax -1,7 %

Pas de bulle immobilière au Canada, selon une étude

La Banque du Canada et le gouvernement fédéral ont récemment mis en garde contre une surchauffe du marché immobilier, affirmant que certains acheteurs pourraient se retrouver dans une situation précaire si les taux d’intérêt devaient augmenter.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a également pointé du doigt le Canada pour son marché immobilier, qu’il considère comme étant l’un des plus surévalués au monde.

Toutefois, rapporte La Presse canadienne, une étude publiée mercredi estime que la principale menace pour le marché immobilier émane plutôt d’Ottawa, qui a modifié les règles régissant les emprunts hypothécaires afin d’atténuer les risques encourus par certains acheteurs.

Dans cette étude, l’économiste Will Dunning, qui dirige une firme de recherche torontoise sur le marché immobilier, juge en effet que les Canadiens se sont montrés prudents dans leurs investissements immobiliers. Il affirme aussi que le marché pourrait absorber une hausse des prix des maisons ou une augmentation d’un point de pourcentage des taux d’intérêt.

Plutôt que d’être trop élevés, l’économiste soutient que les prix des maisons canadiennes sont justes et qu’ils pourraient même être en deçà de leur valeur réelle.

Selon Will Dunning, les dernières modifications instaurées en 2012 pour ralentir le marché ont eu un impact équivalant à une augmentation d’un point de pourcentage des taux hypothécaires, ce qui a réduit la demande.

C’est cela, bien plus que la surévaluation, qui menace de faire reculer les prix des maisons, conclut-il.

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