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Prix des matières premières : la volatilité fait des dégâts

12 novembre 2014 | La rédaction | Commenter

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Le marasme économique mondial, le regain de vigueur de l’économie américaine et un déséquilibre de l’offre et de la demande « ont eu un effet dévastateur sur le marché des matières premières », constate un rapport de PwC sur la valeur de l’or, de l’argent et du cuivre publié hier.

La baisse des prix a entraîné « des compressions généralisées des dépenses à la fois d’exploitation et d’investissement dans tout le secteur, de la prospection à la production », indique le document.

« Recentrage sur les actifs essentiels » 

En outre, précise-t-il, « les charges de dépréciation se sont multipliées dans beaucoup de sociétés minières ces dernières années, répondant à un effort de restructuration du secteur, et on a assisté à un recentrage sur les actifs essentiels ».

Toutefois, PwC juge que la crise actuelle des prix « est aussi un reflet de la nature cyclique du secteur ». Bien que les prévisions des prix à long terme soient supérieures aux prix actuels, la volatilité demeure « un enjeu important » pour les sociétés aurifères, relève la firme.

L’or

L’or a atteint un creux inégalé depuis plusieurs années, soit un prix inférieur à 1 200 $ l’once. Une chute « attribuable à la vigueur de l’économie américaine et aux prévisions d’une augmentation des taux d’intérêt », estime PwC.

Si le prix à long terme du métal jaune pris en compte dans la planification est en baisse en 2014 comparativement à il y a 12 mois, les minières ont réduit la fourchette de leurs prévisions du prix à long terme, note le rapport. Toutefois, « le prix utilisé pour calculer les réserves est resté relativement constant d’année en année ».

L’argent

Considéré comme un métal hybride pour son utilisation comme valeur d’échange et comme métal industriel, c’est lui qui a été le plus durement éprouvé au cours des trois dernières années, chutant de plus de la moitié, sous les 16 $ l’once aujourd’hui, détaille PwC.

Si elles veulent survivre aux prix actuels, les sociétés qui produisent de l’argent devront impérativement réduire leurs coûts, c’est-à-dire se concentrer « sur ce qu’elles peuvent contrôler plutôt que sur les cours d’un marché volatil », affirme PwC.

Le cuivre

PwC souligne que, comme il entre dans la fabrication de multiples produits, des voitures aux ordinateurs, en passant par les appareils ménagers et le transport d’électricité, il restera toujours indispensable pour fabriquer des biens que les consommateurs préfèrent.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle son prix a moins oscillé que celui d’autres matières premières : il se négocie actuellement autour de 3 $ la livre, comparativement à son record de 4,60 $ en 2011.

Son prix à long terme s’établit en moyenne à 3,11 $, dans la fourchette étroite de 3 à 3,25 $ qu’emploient la majorité des entreprises pour la planification et le calcul des réserves.

« Vu la grande variété des usages de ce métal, beaucoup de producteurs considèrent que son prix est encore assez élevé pour permettre de dégager un profit », conclut PwC.

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