A A A
Comptoir/guichet

Puiser dans son REER pour acheter une entreprise?

24 janvier 2011 | Ronald McKenzie | Commenter

  • commenter
  • envoyer
  • imprimer

Questions2_423Michael Ignatieff, chef du Parti libéral du Canada, trouve intéressante l’idée qu’on puisse puiser dans un REER pour financer l’acquisition d’une première entreprise.

Cette mesure, qui pourrait s’appeler Régime d’accession à l’entrepreneuriat (RAE), est proposée par le Regroupement des jeunes chambres de commerce du Québec (RJCCQ) depuis février 2010.

« D’ici dix ans, la relève du monde des affaires sera confrontée à d’importants défis, et les décisions et les actions des entrepreneurs auront des impacts importants sur l’économie canadienne. La relève d’affaires devra non seulement être prête, elle aura besoin d’outils comme le Régime d’accession à l’entrepreneuriat », a déclaré Michael Ignatieff au cours d’un dîner-conférence avec des membres du RJCCQ et de la Jeune chambre de commerce de Montréal.

Le RAE fonctionnerait comme le Régime d’accession à la propriété. Ainsi, un entrepreneur pourrait utiliser les fonds de son REER pour financer l’acquisition d’une première entreprise, et ce, à l’abri de l’impôt. Les montants ainsi utilisés à partir du REER devraient être remboursés sur une période de temps déterminé. Cette initiative permettrait d’augmenter l’effet de levier potentiel des entrepreneurs à partir de leurs fonds propres, et ainsi favoriser le transfert des entreprises canadiennes et québécoises.

Le RJCCQ a élaboré le concept du RAE après avoir constaté que l’entrepreneuriat a mauvaise mine au Québec. En effet, quelque 200 000 entreprises québécoises, surtout des PME, devront changer de mains d’ici 2020, à la suite des départs à la retraite prévus. L’ennui, c’est que ces propriétaires de PME ne voient plus la nécessité de réaliser des investissements coûteux. Résultat : les équipements vieillissent et l’innovation s’effrite. Cet abandon de l’investissement en fin de carrière serait une des causes de la faiblesse de la productivité de l’économie québécoise. En stimulant l’entrepreneuriat, le RAE pourrait régler ce problème, du moins en partie, estime le RJCCQ.

Michael Ignatieff estime que le RAE mérite qu’on y apporte une attention particulière, compte tenu de la situation de l’entrepreneuriat et du faible accès au capital de risque.


Loading comments, please wait.