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Économie

Quand la volatilité paralyse les courtiers… et les banques

9 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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montagne_russe_volatilite_425Les transactions ont chuté de 23 % sur l’Index S&P 500. Les mises sur la fluctuation des devises sont à leur plus bas niveau depuis deux ans. Pourquoi le volume d’échanges sur les marchés financiers demeure-t-il si bas?

La grande volatilité fait peu envie, constatent Andrea Wong et Oliver Renick dans un récent article de Bloomberg. Au début de l’année, le S&P 500 a chuté de 11 % en six semaines, avant de récupérer le tout en à peine cinq semaines. De tels mouvements brusques peuvent effrayer certains investisseurs.

Règle générale, une augmentation de la volatilité fait augmenter l’activité boursière, les courtiers misant sur la direction que prendra le marché, rappellent les auteurs. Pas cette fois. Les inquiétudes concernant l’économie mondiale et les doutes sur l’efficacité des taux d’intérêt négatifs et des assouplissements quantitatifs semblent avoir refroidi tout le monde.

« Ce n’est pas le genre de volatilité qui fait apparaître de bonnes occasions », confirme Atul Lele, chef des investissements à Deltec International Group, cité par Bloomberg.

LA FAUTE DE LA RÉGLEMENTATION?

D’autres analystes considèrent que des marchés plus volatils et moins liquides sont une conséquence directe, bien qu’involontaire, des changements structuraux entraînés par la réglementation implantée après la crise de 2008.

Les Dodd-Frank et Bâle III forcent les banques à prendre moins de risques et ces risques leur coûtent plus cher. Elles sont donc moins actives dans les transactions boursières.

Plusieurs d’entre elles, comme UBS ou Credit Suisse Group AG, se replient sur la gestion des actifs et délaissent le trading et les marchés financiers. L’an dernier, ces décisions ont coûté plus de 20 000 emplois sur Wall Street.

Et la situation ne semble pas en voie de s’améliorer. Goldman Sachs annonçait récemment ses pires revenus pour un premier trimestre depuis l’arrivée en poste du PDG Lloyd C. Blankfein, en 2006. Lors du dernier trimestre, les revenus des cinq plus grandes banques d’investissement américaines issus du trading chutaient à leur plus bas niveau en sept ans.

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