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Baisse économique

Quand la volatilité rend malade

14 septembre 2015 | La rédaction | Commenter

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La réaction au stress en période d’instabilité boursière est l’un des secrets du succès d’un investisseur, conclut une étude scientifique.

Comment avez-vous réagi lorsque le Dow Jones a plongé de près de 1000 points, le 24 août dernier? Ou encore dans les semaines qui ont suivi la crise financière de 2008?

Comme ce fut le cas pour nombre de vos clients et de collègues de l’industrie, votre taux de cortisol – cette hormone qui est sécrétée de façon plus importante en période de stress – a peut-être monté en flèche.

La façon de gérer ces poussées de stress peut avoir un effet important sur votre aversion au risque, a constaté une équipe de neuf chercheurs britanniques et australiens, qui ont fait paraître les conclusions de leur étude dans l’édition de septembre d’une publication scientifique intitulée Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America.

VENDRE AU MAUVAIS MOMENT

Les scientifiques ont observé qu’une élévation soudaine mais éphémère du taux de cortisol, provoquée par le stress résultant de mauvaises nouvelles financières, n’avait pas de réel effet sur le degré d’aversion au risque que présente un individu.

Cependant, les sujets de l’étude chez qui on a décelé une exposition prolongée au stress ou une suite répétée de courtes périodes de stress ont fait montre d’une plus grande aversion au risque. Et, conséquemment, ils ont « abaissé leurs attentes de rendement », rapportent-ils.

Ces données viennent quantifier un phénomène que les conseillers constatent chez plusieurs clients. Et qui explique en partie cette propension qu’ont certains d’entre eux de vouloir vendre leurs titres au mauvais moment, c’est-à-dire lorsqu’ils dégringolent.

Pas de stress pour Buffett

Le taux de cortisol du milliardaire américain semble être resté au beau fixe au cours des dernières semaines.

Alors que basculaient les indices de la planète, Warren Buffett en a profité pour faire le plein de titres d’IBM, qui ont perdu près du quart de leur valeur au cours de la dernière année, mais dont il croit au potentiel de croissance sur un horizon de 5 à 10 ans.

Sa célèbre société, Berkshire Hathaway, a aussi récemment investi 4,5 milliards de dollars dans Phillips 66, malgré les baisses du prix du brut. Encore là, le sage d’Omaha table sur le potentiel à long terme du géant américain, dont il apprécie la diversité des activités, qui vont du raffinage à la pétrochimie.


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