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Quand un banquier fait du cinéma

25 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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ordinateur_video_pellicule_film_425Vous pensez laisser tomber la finance pour vous lancer dans les arts? L’expérience de Bill Dale pourrait vous être utile.

Le Britannique confiait récemment au site Financial Careers les moments difficiles qu’il a vécus en troquant son métier de banquier pour celui de réalisateur et producteur de films.

Son principal constat a été de s’apercevoir que le secteur du cinéma était beaucoup moins payant que celui de la finance, tout en exigeant passablement plus d’efforts.

Son changement de carrière est intervenu après 10 ans de travail dans la City de Londres. Entre 1990 et 2000, Bill Dale a occupé le poste d’analyste à SG Warburg (racheté par Swiss Bank Corporation en 1995, laquelle a fusionné avec UBS en 1998).

Le Britannique a toujours eu la fibre créatrice, mais avait opté pour la finance, une carrière qui lui semblait plus sûre. Un choix fait par plusieurs collègues, selon lui. Ces derniers ont d’ailleurs été nombreux à faire part de leur enthousiasme lorsqu’il s’est lancé dans le cinéma.

UN FILM D’HORREUR

Mais l’industrie du grand écran lui apparaît essentiellement non économique. Après trois ans d’efforts, son entreprise a pondu le film Ghost Rig. Il s’agit d’un long métrage d’horreur de série B, dans lequel un monstre donne du fil à retordre à des travailleurs coincés sur une plateforme pétrolière dans la mer du Nord. Le film a connu un certain succès aux États-Unis, notamment grâce à la chaîne Blockbuster, laquelle en a acheté 40 000 copies, et a été vendu dans vingt pays.

Ses nouveaux collègues et lui ne se sont pas payés pendant la réalisation du film, qui a à peine remboursé ses frais. Il a toutefois des droits sur l’œuvre, dont il estime la valeur à environ 20 000 livres sterling (38 000 $).

Après 13 ans passés dans le milieu du cinéma, Bill Dale est revenu à ses anciennes amours en 2013, dans l’équipe d’analystes (maintenant abandonnée) de Nomura. Il ne regrette pas son aventure cinématographique et est fier d’avoir produit un film. Toutefois, il précise que s’il avait su à quel point ce serait difficile, il ne l’aurait peut-être jamais essayé.

Aux gens rêvant de suivre ses traces, il conseille de fait preuve d’un « sain scepticisme » quant à la possibilité de tirer des profits d’un film. Et surtout d’être prêts à travailler beaucoup, beaucoup plus fort qu’ils ne l’ont jamais fait dans les banques!

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