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Épargne

Quatre atouts des CPG

7 février 2013 | La rédaction

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Avec la baisse des taux d’intérêt, les certificats de placement garanti (CPG) retiennent de moins en moins l’attention des épargnants et des conseillers. Comme ils rapportent très peu, on a tendance à les laisser de côté. C’est compréhensible.

Mais alors, pourquoi les personnes à la recherche de revenus se procurent-elles encore des instruments du marché monétaire? demande Dan Bortolotti, chroniqueur à Advisor.ca. Cette décision n’est pas très avisée, car, à plusieurs égards, les CPG sont supérieurs aux obligations. Il cite quatre atouts de ces produits à capital garanti.

1. Un meilleur rendement pour le même risque. La plupart des CPG bénéficient de la protection de l’État en cas de faillite de l’émetteur. Pour des montants de 100 000 $ ou moins, ils sont aussi sûrs que les obligations négociables du gouvernement. Examinons les rendements maintenant. Pour un terme de 5 ans, les obligations du Canada offrent un rendement de 1,35 % environ, alors que les CPG de 5 ans proposent davantage, typiquement 1,75 %, parfois plus s’il y a des promotions. « L’écart vient du fait que les CPG ne sont pas liquides, habituellement. Pour les retraités qui souhaitent hausser leurs revenus en acceptant que leur argent soit gelé pendant quelques années, le jeu en vaut la chandelle », dit Dan Bortolotti.

2. Des coûts moins élevés. La rémunération des conseillers qui vendent des CPG peut être opaque, au point où des clients croient qu’ils obtiennent ces instruments pour rien. Ce n’est pas le cas, indique le chroniqueur. Même en considérant la rétribution du représentant, les CPG s’avèrent souvent moins coûteux que les fonds négociés en Bourse (FNB) d’obligations, dont certains perçoivent des frais annuels de gestion de 0,30 %. Or, de nombreux épargnants ne tiennent pas compte de ces frais lorsqu’ils calculent le rendement à l’échéance de leurs FNB obligataires.

3. Une plus grande stabilité. Un CPG garantit des revenus stables et prévisibles jusqu’à son échéance. De plus, la valeur du capital ne subira aucune variation, peu importe les aléas du marché. Ce n’est pas le cas des obligations négociables, dont le prix fluctuera suivant l’évolution des taux d’intérêt, notamment. Les épargnants craintifs risquent de se sentir mal à l’aise avec ces mouvements de prix. Un CPG les rassurera.

4. Pas de surprise fiscale. C’est connu, tous les instruments producteurs d’intérêts devraient être détenus dans des comptes enregistrés ou des CELI. Mais quand on ne peut faire autrement, il est préférable de placer des CPG, plutôt que des obligations négociables, dans des comptes non enregistrés. Pourquoi? Parce que les obligations se vendent à prime ces temps-ci. Quand on paie un prix plus élevé que le pair, le rendement à échéance des obligations diminue. Or, comme le taux des coupons, lui, demeure fixe, les intérêts qui sont versés aux détenteurs sont imposés à un taux supérieur à celui du rendement à échéance, explique Don Bortolotti. Les CPG ne présentent pas ce genre d’inconvénient.

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