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Quatre outils de négociation en cas de perte d’emploi

13 octobre 2010 | Commenter

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conseiller_protection_client_425Votre client est cadre dans une entreprise de taille moyenne. Il l’était, plutôt, car on vient de lui annoncer la perte de son emploi. Désemparé, il vous demande de l’aider. Ne restez pas pris au dépourvu. Vous pouvez lui prodiguer des conseils pratiques qui valent leur pesant d’or. En voici quatre que suggère la journaliste Diana Cawfield, de Morningstar Canada.

1. Ne rien signer sur-le-champ
Les entreprises veulent habituellement sceller la mise à pied de leurs cadres par la signature rapide d’une entente écrite. Votre client devrait refuser de signer quoi que ce soit sans avoir d’abord consulté un avocat. Diana Cawfield donne l’exemple d’un vice-président d’une compagnie d’assurances qui a réussi, après plusieurs semaines de négociations, à obtenir la prolongation de ses indemnités de 10 mois à un an. Certes, il a dû payer 2 000 $ en frais d’avocat, mais cela en a valu la peine.

2. Exiger une lettre de recommandation favorable
À moins que le licenciement ne soit la conséquence d’un geste répréhensible, votre client devrait exiger une lettre de recommandation favorable. « Elle pourrait signifier décrocher ou non un poste. Une bonne lettre de recommandation peut garantir un excellent poste pour des années et cela a probablement bien plus de valeur qu’un peu plus d’argent, parce qu’une fois l’argent parti, il ne reviendra plus », dit Diana Cawfield. Si l’employeur ne veut pas remettre cette lettre de recommandation, votre client devrait demander un préavis de départ plus long.

3. Réclamer des services-conseils en replacement
Sous le coup de l’émotion, de nombreuses personnes licenciées oublient de réclamer des services-conseils en replacement. Si elles parviennent ainsi à se trouver un emploi équivalent ailleurs, tant mieux. Mais ces services spécialisés peuvent faire davantage, comme aider votre client à se réorienter, à mettre au point leur curriculum vitae et à les accompagner durant la période difficile de transition.

4. Négocier les indemnités de départ
C’est ici qu’un avocat peut donner un sérieux coup de pouce à votre client. Diana Cawfield note à juste titre qu’une mise à pied est avant tout une décision d’affaires pour l’entreprise. Votre client bénéficie donc d’un pouvoir de négociation, car son employeur ne veut pas être impliqué dans des conflits juridiques et cherche une solution à l’amiable. « S’il faut pour cela donner à l’employé un préavis un peu plus long plutôt que de payer des milliers ou dizaines de milliers de dollars de frais juridiques, de nombreuses compagnies accepteront volontiers d’offrir un forfait plus attrayant », dit Diana Cawfield.

Les indemnités de départ doivent être basées sur la rémunération totale de votre client, non pas seulement sur son salaire de base. Il faut donc considérer les primes, les commissions et la valeur des avantages sociaux. Il est crucial que ces sources de revenu continuent d’être versées durant toute la période de préavis.

Les avantages sociaux qui pourraient être intégrés aux indemnités de départ comprennent les prestations d’invalidité à court et à long termes, les options d’achats d’actions, et d’autres avantages comme l’adhésion à des clubs.

Si votre client participait à une caisse de retraite, il peut choisir de garder ses droits acquis dans le régime de l’employeur, même s’il n’est plus un employé. Il peut aussi se retirer du régime et faire verser le paiement forfaitaire qui lui est dû dans un compte de retraite immobilisé (CRI). Pour fixer son choix, il doit considérer plusieurs facteurs. Notamment, une rente de retraite provenant d’un régime à prestations déterminées lui sera versée à vie, ce qui n’est pas toujours le cas des paiements d’un CRI.

Si votre client a droit à une pension assez importante et qu’il est proche de la retraite, il devrait, de façon fort prudente, garder le régime de son employeur. À plus forte raison si les prestations de retraite incluent une assurance santé complémentaire, souligne Diana Cawfield.

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