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Économie

Quelques embellies en 2016, dit Desjardins

25 janvier 2016 | La rédaction | Commenter

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homme_heureux_saut_reussite_sombre_425Après une année 2015 décevante, les perspectives s’annoncent « un peu plus favorables pour 2016 », prévoit Desjardins.

S’il n’affichera pas la vigueur d’antan, le taux de croissance économique des pays avancés (États-Unis, Canada, zone euro, Japon et Australie) « continuera de s’améliorer au cours des prochaines années », lit-on dans la dernière édition des Perspectives économiques et financières de Desjardins.

Malgré l’inquiétude que suscitent la Chine et son économie « qui ralentira de nouveau », les économies émergentes — celle de l’Inde surtout — devraient, dans l’ensemble, progresser de :

  • 4,2 % en 2016
  • 4,6 % en 2017

Il s’agit d’un taux supérieur à celui de 3,9 % observé en 2015.

Après un début d’année chaotique, l’économie canadienne devrait être en mode croissance cette année et l’an prochain, pronostique Desjardins, « alors que les effets négatifs associés à la baisse des prix de l’énergie s’estomperont graduellement et que les investissements du gouvernement fédéral en infrastructures augmenteront ». 

Au Québec, la légère accélération économique qui y est prévue pourrait toutefois « être compromise par un manque de vigueur des exportations et des investissements des entreprises ».

L’Ontario affichera des taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) réel plus élevés en 2016 (2,3 %) et en 2017 (2,6 %) que sa voisine francophone (respectivement de 1,5 % et de 1,7 %). 

LE PÉTROLE EN MAUVAISE POSTURE

Sans surprise, les économistes de Desjardins prévoient que les cours du pétrole et du huard demeureront « très faibles » au cours des prochains mois, bien qu’ils « pourraient amorcer une légère remontée dans la dernière moitié de 2016 ».

Cependant, les prix du brut pourraient piquer encore davantage du nez, « avec des conséquences importantes pour les marchés financiers au Canada », si ne diminuent pas les importants surplus mondiaux de pétrole actuellement recensés.

Quant aux taux de la Banque du Canada, ils ne bougeront pas « avant 2017 ».

Après avoir haussé son taux de 0,25 % en décembre pour la première fois depuis 2006, la Réserve fédérale américaine devrait se limiter à des hausses qui totaliseront « seulement 0,75 % » pour l’ensemble de 2016, précise l’étude.

Enfin, Desjardins revoit à la baisse ses prédictions de croissance économique pour la première économie de la planète. Les taux de croissance du PIB américain devraient ainsi atteindre 2,5 % cette année et 2,1 % l’an prochain.

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