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Radié pour avoir volé 400 000 $ à un client

20 mai 2016 | La rédaction | Commenter

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marteau_juge_jugement_justice_verdict_fraude_425La Chambre de la sécurité financière (CSF) a radié un conseiller exerçant à Montréal de façon permanente pour avoir volé 400 000 $ à un client, qu’il considérait comme son ami. Michael John Moore a reconnu lui avoir parlé d’investissement alors qu’il s’agissait plutôt d’un emprunt d’argent.

La décision de culpabilité du comité de discipline de la CSF indique que les gestes de M. Moore se sont échelonnés sur plus de dix ans, ne laissant aucun doute quant à la préméditation. Elle rappelle que l’appropriation de fonds constitue l’une des infractions les plus graves qu’un représentant puisse commettre, laquelle porte une sérieuse atteinte à la profession, et que la confiance entre un représentant et son client est cruciale.

Alors qu’il exerçait en tant que conseiller en sécurité financière, Michael John Moore s’est approprié au moyen de fausses représentations des sommes totalisant environ 400 000 $ que lui avait confiées son client à des fins d’investissement. Il s’est aussi placé en situation de conflit d’intérêts en empruntant environ 21 300 $ à son client et en faisant défaut de les lui remettre.

M. Moore a de plus nui au travail des enquêteurs de la CSF en leur refusant l’accès à son lieu de travail et l’examen des documents pertinents à l’enquête. Enfin, n’ayant plus accès à son bureau pour des raisons familiales, l’intimé n’est plus en mesure d’exercer dans des conditions où la qualité de ses services auprès du public est conforme à ses obligations déontologiques.

REGRETS AMERS

L’ex-conseiller a plaidé coupable à tous les chefs d’accusation. Il a cependant indiqué n’avoir jamais vécu de situation semblable en 44 ans de carrière et qu’il n’y avait pas préméditation. Selon ses dires, il n’a tout simplement pas pu rembourser les sommes empruntées. Il a insisté pour dire qu’il n’avait pas contracté ces emprunts en tant que représentant, mais en tant qu’ami.

Concernant les accusations de la Chambre portant sur l’obstruction au travail des enquêteurs, M. Moore a justifié son comportement en expliquant vivre des problèmes matrimoniaux particulièrement graves au moment où la syndique a demandé de le rencontrer et d’avoir accès à son bureau. Il exerçait en effet dans la résidence familiale, dont son épouse était seule propriétaire.

Il a par ailleurs indiqué regretter amèrement ses gestes, ceux-ci ayant eu des répercussions négatives sur de nombreuses personnes.

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