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Justice

Radiée deux mois pour contrefaçon de signature

8 juillet 2014 | La rédaction | Commenter

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Le comité de discipline de la Chambre de la sécurité financière a radié pour une période de deux mois Julie Cantin (certificat no 177150, BDNI no 2179601).

Au moment des faits reprochés, celle-ci exerçait à titre de représentante en épargne collective pour la Banque Nationale dans la région du Centre-du-Québec.

Elle a été reconnue coupable des deux chefs d’accusation contenus à la plainte disciplinaire : à Drummondville, entre 2010 et 2011, elle a demandé l’ouverture d’une marge de crédit et d’un prêt personnel au nom d’un client, mais à l’insu de ce dernier, d’une part, et en contrefaisant sa signature, d’autre part.

Julie Cantin a expliqué son geste de la manière suivante : elle s’est rendu compte qu’elle avait commis une erreur quant au montant d’hypothèque devant être remboursée à la banque par un client. Et pour camoufler cette erreur, elle a procédé à l’ouverture d’une marge de crédit et d’un prêt personnel au nom de ce client, à son insu et en imitant sa signature.

Circonstances atténuantes

Pour sa défense, elle a affirmé avoir « paniqué » en constatant son erreur et a expliqué que cette infraction était survenue à une période où elle vivait une séparation et devait en outre gérer la réaction difficile de ses enfants.

Elle a par ailleurs qualifié ses actes de « suicide professionnel », ceux-ci étant totalement illogiques, puisque sans issue.

Enfin, elle a déclaré qu’elle ne reviendrait plus dans le domaine financier et que, même si elle avait commis ce geste alors qu’elle se trouvait dans une situation extrêmement difficile sur le plan personnel, elle ne se le pardonnait pas.

Dans sa décision, le comité de discipline a tenu compte de ce contexte, ainsi que de l’absence de préjudice pécuniaire pour le client et du congédiement de l’intimée en raison de ce geste. Il a aussi reconnu l’absence d’intention malveillante et a déclaré que la preuve avait démontré que Julie Cantini « avait agi dans un moment d’égarement dû à sa situation personnelle ».

Considérant que « le risque de récidive est plutôt faible, voire nul », il a ordonné sa radiation pour une période de deux mois et l’a condamnée au paiement des débours.

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